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L’augmentation de 2% des quotas d’avril dernier, n’a pas encore fait sentir ses effets sur la production... les vaches ne sont pas des machines avec un robinet que l’on peut ouvrir pour faire couler davantage de lait ». Ainsi s’exprimait Mariann Fischer Boel, lors d’un entretien accordé à Agra. Comme pour faire mentir la Commissaire européenne à l’Agriculture, les éleveurs de l’Ouest de la France qui avaient la possibilité de produire des volumes supplémentaires de lait ont prouvé le contraire. Avec plus d’aliments concentrés, des réserves de fourrage, moins de réformes ou plus de traite... et de la technique, les éleveurs ont trouvé l’équation gagnante. Cependant, le facteur limitant n’est pas la vache, mais la capacité des usines à transformer de tels volumes et des clients à absorber les surplus de produits laitiers transformés. Commentant la grève du lait en Allemagne, Mariann Fischer Boel expliquait que la baisse de prix « décrétée » par la grande distribution en Allemagne était une conséquence de l’annonce de cette hausse des quotas de 2%. Et elle appelait les producteurs à ne pas se diviser face « aux cinq ou six personnes qui décident dans la grande distribution en Europe ». Mais lorsque les acteurs d’une interprofession se « coalisent », les gardiens de la libre concurrence à Bruxelles ne manquent pas de les verbaliser. Quand ce n’est pas la DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) qui voit dans le mode de fixation du prix du lait une pratique anti-concurrentielle... et donc un obstacle à la baisse des prix.
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