Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Côtes d'Armor (22)
GROUPEMENT PORC / Coopérative des éleveurs bretons - Les responsables voudraient renforcer les alliances
 
Une année 2007 qui n’a pas vraiment réjoui la Coopérative des éleveurs bretons, et son président Philippe Saliou. Pas de défaitisme mais plutôt du réalisme face à une crise qui se traduit pas des difficultés pour les éleveurs et une légère baisse de l’activité. D’où le  souhait de renforcer encore un peu plus des partenariats pour garantir l’avenir.
Les responsables de la CEB ne cachent pas leur souhait d’un rapprochement encore plus étroit avec le partenaire Elpor au sein de Porc-alliance. Ils ont déjà ensemble une Union de services Celtapor. Cependant si l’approche au marché et la relation avec l’aval semblent identiques, quelques points de blocage liés notamment à des différences entre les deux structures restent à surmonter. La CEB regroupe un certain nombre de services (appui technique, bâtiments,
environnement…), alors qu’Elpor a fait  le choix d’une structure beaucoup plus légère, ses adhérents s’appuyant sur les moyens techniques d’autres partenaires.

Pas de modèle unique

Fondamentalement, la CEB reste attachée à une certaine indépendance. Dans son rapport d’orientation, Philippe Saliou, souligne que même dans une crise violente « le regroupement, tous derrière le même » n’est pas synonyme de mieux être pour les producteurs. Il prend pour exemple le modèle danois qui bâtit selon ce modèle n’en subit pas  moins la plus forte décapitalisation en Europe et assiste à la fuite de millions de porcs vers d’autres pays.
Il ne croit pas plus à une assurance tous risques pour « la sécurité revenue absolue ». L’expérience du Canada  montre qu’il y a alors une certaine déresponsabilisation et un endormissement des producteurs qui se traduit par une baisse de compétitivité. Au final « les Canadiens vivent une crise dramatique, balayés par la compétitivité des porcs made in USA qui inondent leur  marché ».
Il conclut « aucun système ne peut être durable déconnecté du marché ». Persuadé que « le modèle breton est construit pour durer tant que les éleveurs pourront défendre leurs propres intérêts ».

Pierre Dénès

Photo : Philippe Saliou , président et Daniel Vincent, directeur


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Date de l'article : semaine du N° du 20 au 26 Juin 2008
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