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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 35 | Article n°8508 |
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Ille et Vilaine (35)
HOLSTIVA / Bien valoriser les hectares libérés - Les systèmes intensifs ont leurs limites
 

E n milieu de campagne, il nous a été demandé de produire environ 15% de lait en plus. Alors que depuis les quotas, nous étions plutôt habitués à freiner, nous avons dû pour une fois accélérer. Grâce à la motivation et au travail des éleveurs et à la capacité génétique des vaches Holstein, nous avons pu atteindre l'objectif donné", a évoqué Christophe Buffet, président d'Holtiva. Le syndicat Prim'
Holstein d'Ille-et-Vilaine tenait son assemblée générale le 6 juin à Iffendic.

Des marges brutes similaires

Mais, comme l'a démontré Olivier Ropert, du service relation clients d'Icoopa, "plus que la productivité, la recherche de performances technico-économiques prime, en système intensif comme en système extensif". En matière de rentabilité économique, les systèmes qui produisent une moyenne de plus de 8 000 L par an ne dégagent pas une marge brute/1 000 L de lait supérieure aux autres systèmes. Ils vont par contre libérer des surfaces fourragères.
Dans le cas d'exploitations à 300 000 L de quotas, les "plus de 8 000 L" vont libérer 11 ha de plus que la moyenne, alors que les producteurs à moins de 6 000 L par an ont besoin de 15 ha supplémentaires. Le quart supérieur des producteurs à moins de 6 000 L obtient une meilleure marge brute globale (qui leur permet de financer le foncier) que le quart supérieur des "plus de 8 000 L". Pour récupérer leur marge, les "plus de 8 000 L" doivent valoriser les surfaces libérées avec les cultures qu'ils vont mettre dessus. "Il leur faudra obtenir 400 euros de marge brute par ha sur ces surfaces".
S'ils demandent à la fois des qualités d'éleveur et une bonne conduite / valorisation des cultures, les systèmes intensifs présentent des avantages : plus de facilité à respecter la réglementation environnementale, moins d'animaux dans le bâtiment, diminution possible de la charge de travail. "Augmentant les risques, ce type de conduite a toutefois ses limites. Et il faut toujours se remettre en cause et porter de l'attention aux détails".

Faire vieillir les vaches

En matière de productivité, la vache Holstein présente évidemment des atouts. La moyenne de la race à l'Upra dépasse 9 600 kg à 39,4 de TB et 31,6 de TP. "On remarque que le potentiel s'exprime au maximum en 3ème et 4ème lactations, où des moyennes de 14 000 kg de lait sont obtenues dans certains élevages", note Sylvain Durand de l'Upra Prim'Holstein. Mais pour allier productivité et rentabilité, faire vieillir les vaches est indispensable.
"On observe que les critères les plus corrélés à la longévité sont la mamelle, le lait, les cellules et la fertilité. Avec un taureau intéressant en longévité, on gagne une lactation". Le technicien conseille de plutôt s'intéresser au critère "lait produit par jour de vie" qu'à la lactation de 305 jours. En vêlant plus vite que les autres races, la Prim'Holstein part avec un avantage. L'âge de 2 ans – 2,5 ans semble toutefois être le plus favorable à une belle carrière.
Concernant l'augmentation de la production par vache, les techniciens de l'Upra mettent en garde sur l'aspect alimentation. "Les quantités vont certes être augmentées, mais l'équilibre des rations doit être maintenu en énergie, azote et fibres". Certains éleveurs ayant réalisé 3 traites par jour récemment,  ont témoigné positivement sur cette pratique lors de l'assemblée générale. "Le taux de cellules a baissé et nous n'avons eu aucune mammite. La fécondité ne s'est pas détériorée", relate un producteur. "Il faut toutefois de la main d'œuvre et les écarts entre traite sont à respecter", prévient un autre. Globalement, la race Prim'Holstein leur a permis une augmentation de 15% de la production de lait.

Agnès Cussonneau

 

Photo : De gauche à droite : Michel Guérin (trésorier d'Holstiva), Christophe Buffet (président), Jean-Louis Bedier (responsable Commission concours) et Christian Cherel (responsable Commission génétique).

Des marges brutes similaires

Mais, comme l'a démontré Olivier Ropert, du service relation clients d'Icoopa, "plus que la productivité, la recherche de performances technico-économiques prime, en système intensif comme en système extensif". En matière de rentabilité économique, les systèmes qui produisent une moyenne de plus de 8 000 L par an ne dégagent pas une marge brute/1 000 L de lait supérieure aux autres systèmes. Ils vont par contre libérer des surfaces fourragères.
Dans le cas d'exploitations à 300 000 L de quotas, les "plus de 8 000 L" vont libérer 11 ha de plus que la moyenne, alors que les producteurs à moins de 6 000 L par an ont besoin de 15 ha supplémentaires. Le quart supérieur des producteurs à moins de 6 000 L obtient une meilleure marge brute globale (qui leur permet de financer le foncier) que le quart supérieur des "plus de 8 000 L". Pour récupérer leur marge, les "plus de 8 000 L" doivent valoriser les surfaces libérées avec les cultures qu'ils vont mettre dessus. "Il leur faudra obtenir 400 euros de marge brute par ha sur ces surfaces".
S'ils demandent à la fois des qualités d'éleveur et une bonne conduite / valorisation des cultures, les systèmes intensifs présentent des avantages : plus de facilité à respecter la réglementation environnementale, moins d'animaux dans le bâtiment, diminution possible de la charge de travail. "Augmentant les risques, ce type de conduite a toutefois ses limites. Et il faut toujours se remettre en cause et porter de l'attention aux détails".

Faire vieillir les vaches

En matière de productivité, la vache Holstein présente évidemment des atouts. La moyenne de la race à l'Upra dépasse 9 600 kg à 39,4 de TB et 31,6 de TP. "On remarque que le potentiel s'exprime au maximum en 3ème et 4ème lactations, où des moyennes de 14 000 kg de lait sont obtenues dans certains élevages", note Sylvain Durand de l'Upra Prim'Holstein. Mais pour allier productivité et rentabilité, faire vieillir les vaches est indispensable.
"On observe que les critères les plus corrélés à la longévité sont la mamelle, le lait, les cellules et la fertilité. Avec un taureau intéressant en longévité, on gagne une lactation". Le technicien conseille de plutôt s'intéresser au critère "lait produit par jour de vie" qu'à la lactation de 305 jours. En vêlant plus vite que les autres races, la Prim'Holstein part avec un avantage. L'âge de 2 ans – 2,5 ans semble toutefois être le plus favorable à une belle carrière.
Concernant l'augmentation de la production par vache, les techniciens de l'Upra mettent en garde sur l'aspect alimentation. "Les quantités vont certes être augmentées, mais l'équilibre des rations doit être maintenu en énergie, azote et fibres". Certains éleveurs ayant réalisé 3 traites par jour récemment,  ont témoigné positivement sur cette pratique lors de l'assemblée générale. "Le taux de cellules a baissé et nous n'avons eu aucune mammite. La fécondité ne s'est pas détériorée", relate un producteur. "Il faut toutefois de la main d'œuvre et les écarts entre traite sont à respecter", prévient un autre. Globalement, la race Prim'Holstein leur a permis une augmentation de 15% de la production de lait.

Agnès Cussonneau



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Date de l'article : semaine du N° du 13 au 19 Juin 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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