
Avec 128 600 t de volailles produites en 2007, la coopérative UKL-Arrée parvient à maintenir ses volumes, dans une conjoncture morose. "Produire est notre mission et nous entendons le faire au mieux, avec les mêmes éléments de compétitivité que nos concurrents," déclare Guy Hellégouarc'h, président de la coopérative.
Remise en cause permanente
La rémunération des éleveurs ne se limite pas à un prix de reprise, à un indice de consommation, elle est très liée à la performance des lots. "C'est un travail de longue haleine et une remise en cause permanente, qu'il s'agisse de l'ambiance dans les poulaillers, de la qualité des poussins, du suivi sanitaire ou de l'alimentation". L'équipe technique travaille sur l'amélioration de tous ces critères. "Il faut accroître la compétitivité sans attendre que cela tombe du ciel", résume le président.
La baisse de consommation de viande inquiète les producteurs, car elle peut influencer le second facteur de rémunération qu'est la productivité/m2. En effet, le vide sanitaire est un moyen d'adapter l'offre à la demande. "Nous devons être vigilants au bon équilibre entre les besoins et les disponibilités du parc", déclare G. Hellégouarch. À plus long terme, la filière a quelques inquiétudes sur le renouvellement des producteurs et une éventuelle insuffisance des surfaces de poulaillers. La réflexion va porter sur la modernisation et la transmission des outils existants.
Viser tous les segments de marché
Christian Renault, du Cabinet AND, a dressé quelques perspectives pour l'avenir. L'Europe est autosuffisante à 99 % en viandes de volailles. "Malgré la libéralisation, nous produisons encore la plus grande partie de ce que nous consommons". Avec l'augmentation des produits élaborés et la progression parallèle des importations, on va assister à une contraction de la production de volailles. Pour les 4 espèces principales de volailles, Christian Renault entrevoit une baisse de l'ordre de 10 % de la production française, à échéance de 10 ans.
"Les perspectives sont difficiles mais pas fatales pour la volaille française". Il faut continuer à accroître la compétitivité des élevages et à jouer sur tous les segments de marché, pour toutes les espèces, à destination du frais et de la transformation industrielle. "Vous devez aussi communiquer sur les différences et la qualité de vos produits et soigner l'environnement", souligne C. Renault.
Fin des restitutions
Le renouvellement des producteurs dépendra également de l'attractivité des rémunérations et donc de la répartition des marges entre l'amont (les élevages), la transformation et la distribution. "Dans cette répartition, il faut reconsidérer les prises de risques en tenant compte de l'investissement et du risque sanitaire, qui reposent sur l'éleveur".
Quel sera l'avenir des restitutions ? "La fin des restitutions est acquise dans les accords de l'OMC", répond Christian Renault. Sur les 5 ans, elles devraient baisser de 50 %, à échéance 2010 et disparaître en 2013. Cette mise en place est liée à la signature des accords, qui pourrait être effective avant l'été 2008. L'échéance réelle repose donc sur cette signature. "Vous avez 5 ans pour prendre le virage", résume C. Renault. Un virage essentiel pour la Bretagne où la production de poulets destinée à l'exportation reste importante. La coopérative UKL-Arrée a elle-même produit 38 000 t en 2007, ce qui représente 30 % de sa production totale.
Patrick Bégos
Photo : De gauche à droite : Guy Hellégouarc'h, président d'UKL-Arrée et Gwénael Tanguy, directeur.
Remise en cause permanente
La rémunération des éleveurs ne se limite pas à un prix de reprise, à un indice de consommation, elle est très liée à la performance des lots. "C'est un travail de longue haleine et une remise en cause permanente, qu'il s'agisse de l'ambiance dans les poulaillers, de la qualité des poussins, du suivi sanitaire ou de l'alimentation". L'équipe technique travaille sur l'amélioration de tous ces critères. "Il faut accroître la compétitivité sans attendre que cela tombe du ciel", résume le président.
La baisse de consommation de viande inquiète les producteurs, car elle peut influencer le second facteur de rémunération qu'est la productivité/m2. En effet, le vide sanitaire est un moyen d'adapter l'offre à la demande. "Nous devons être vigilants au bon équilibre entre les besoins et les disponibilités du parc", déclare G. Hellégouarch. À plus long terme, la filière a quelques inquiétudes sur le renouvellement des producteurs et une éventuelle insuffisance des surfaces de poulaillers. La réflexion va porter sur la modernisation et la transmission des outils existants.
Viser tous les segments de marché
Christian Renault, du Cabinet AND, a dressé quelques perspectives pour l'avenir. L'Europe est autosuffisante à 99 % en viandes de volailles. "Malgré la libéralisation, nous produisons encore la plus grande partie de ce que nous consommons". Avec l'augmentation des produits élaborés et la progression parallèle des importations, on va assister à une contraction de la production de volailles. Pour les 4 espèces principales de volailles, Christian Renault entrevoit une baisse de l'ordre de 10 % de la production française, à échéance de 10 ans.
"Les perspectives sont difficiles mais pas fatales pour la volaille française". Il faut continuer à accroître la compétitivité des élevages et à jouer sur tous les segments de marché, pour toutes les espèces, à destination du frais et de la transformation industrielle. "Vous devez aussi communiquer sur les différences et la qualité de vos produits et soigner l'environnement", souligne C. Renault.
Fin des restitutions
Le renouvellement des producteurs dépendra également de l'attractivité des rémunérations et donc de la répartition des marges entre l'amont (les élevages), la transformation et la distribution. "Dans cette répartition, il faut reconsidérer les prises de risques en tenant compte de l'investissement et du risque sanitaire, qui reposent sur l'éleveur".
Quel sera l'avenir des restitutions ? "La fin des restitutions est acquise dans les accords de l'OMC", répond Christian Renault. Sur les 5 ans, elles devraient baisser de 50 %, à échéance 2010 et disparaître en 2013. Cette mise en place est liée à la signature des accords, qui pourrait être effective avant l'été 2008. L'échéance réelle repose donc sur cette signature. "Vous avez 5 ans pour prendre le virage", résume C. Renault. Un virage essentiel pour la Bretagne où la production de poulets destinée à l'exportation reste importante. La coopérative UKL-Arrée a elle-même produit 38 000 t en 2007, ce qui représente 30 % de sa production totale.
Patrick Bégos