
L'Office National des Forets a présenté 2 ventes de printemps pour le Grand ouest, en fevrier a Bauge (49) et en mai à Ecommoy (72). La premiere, avec près de 100 000 m3 comportait 21 lots bretons pour 23 000 m3 dont 3% seulement de volume invendu. La seconde offrait environ 50 000 m3 et 85 000 stères, dont 15 lots bretons de petits bois non traites dans la synthèse.
Le groupement des producteurs de bois certifié du Finistere a proposé 30 lots pour 29 450 m3. Cette vente organisée par le cabinet Vessier comportait par ailleurs 11 lots présentés par cet expert, cubant 7 300 m3, soit un total de près de 37 000 m3 presque exclusivement constitué d'epicea de Sitka.
Le niveau des invendus en séance a atteint 53 % du volume offert, dont toutefois une majorité avec une proposition d'achat située a moins de 10% du prix de retrait. Seul 8% du volume n'a fait l'objet d'aucune offre. Les négotiations actives engagées après la vente ont conduit, au final, à un taux réel d'invendus de moins de 20% du volume présenté.
Pour sa part, l'association des experts forestiers de Bretagne offrait 74 lots pour 48 000 m3, dont 34% de bois certifié PEFC. Les résineux représentaient 90% du volume proposé, l'epicéa de Sitka en représentant près des 2/3. Les feuillus, largement minoritaires, comportaient près des 3/4 de peuplier ainsi que quelques lots de châtaignier et de chêne. Le niveau des invendus en séance a atteint 46% du volume n'a pas été adjugé en séance, avec cependant une majorité de lots ayant obtenu une offre située à moins de 10% du prix de retrait. Au final, suite aux négociations intervenues après la vente, le taux réel des invendus se situe en dessous de 20% du volume presenté.
Globalement, l'épicéa de Sitka qui a été l'essence phare des adjudications en forêt privée reste à un niveau honorable mais accuse une baisse de l'ordre de 8% en moyenne par rapport au cours des ventes groupées de I'automne 2007. II importe toutefois de souligner que cette baisse s'inscrit dans un marché qui avait enregistré des hausses continues et très significatives depuis mi 2006. Aussi pourrait-on parler d'un réajustement après I'euphorie de 2007. Il conviendra de vérifier, lors des ventes d'automne qui auront en ce sens valeur de test, si la tendance baissière relevée correspond à un fléchissement des tarifs lié à la situation conjoncturelle de ralentissement dans le secteur de la construction ayant lui-même induit une baisse sensible des prix des sciages.
Gilbert Pichard
CRPF de Bretagne