
La MSA tenait son assemblée générale hier jeudi 5 juin à Saint Brieuc. Marie-Louise Hellequin, et Josiane Torchard, 1e Vice-Présidente salariée rappellent que le regroupement administratif est effectif depuis le début 2008 au sein de la Fédération d’Armorique. Elle rassemble la MSA des Côtes d’Armor et du Finistère. Par contre, les deux structures professionnelles restent en place jusqu’en 2010, date a laquelle se dérouleront de nouvelles élections générales au sein des MSA. Il ne subsistera alors plus qu’une seule structure. Rappelons que sur la Bretagne une autre structure rassemble les MSA 35 et 56, la Fédération MSA des Portes de Bretagne.
Concrètement la mise en place de la Fédération MSA d’Armorique s’est traduite par la mise en commun de tous les moyens des deux Caisses, humains et informatiques. La nouvelle entreprise rassemble 730 salariés répartis sur les sites de Saint-Brieuc et de Landerneau. Ce qui en fait la première MSA de France par l’importance de sa taille, du nombre de dossiers gérés et par son chiffre d’affaires.
Répondre aux attentes
Cette assemblée, outre de rappeler le rôle et l’action des élus, ainsi que de faire le point sur l’actualité de la protection sociale ou encore l’accompagnement de la MSA pour les productions soumises à des difficultés, aura surtout été consacrée à la réflexion engagée sur la mise en place d’une nouvelle offre de services. Pascale Gobert, directeur général, précise que cette réflexion rentre dans le cadre du plan d’action stratégique national. « Avec une volonté de reconnaissance au-delà du rôle de prélèvement de cotisations ».
L’objectif affiché est de répondre aux besoins et aux attentes de la population rurale, pas seulement des ressortissants agricoles, dans différents domaines. Elle cite : « la santé, la prévention, la garde d’enfants, le maintien des personnes âgées à domicile, l’aide aux aidants, la précarité, le transport… ». L’éventail est large en sachant que déjà sur le terrain, d’autres acteurs, collectivités, associations, voire privés sont présents et conduisent des actions. Mais la MSA veut s’appuyer sur son expérience dans des services qu’elle a déjà initiés (Icar, association intermédiaire pour l’insertion professionnelle), ou sur des services développés dans d’autres départements pour proposer ses propres offres. Et ainsi se positionner comme acteur sur son territoire, permettant par ailleurs de développer l’emploi de proximité.
La force du réseau
Si cette proposition s’insère dans une stratégie nationale, les délégués cantonaux ont cependant été associée à la réflexion. Ainsi pour apprécier la pertinence de la démarche, ils ont été invités à mener des enquêtes dans leur commune et leur canton sur les services existants et sur les besoins non encore couverts. La restitution de ces enquêtes a eu lieu lors de l’assemblée générale. Un réseau local que va aussi être mis à contribution pour concrétiser les projets.
Dans les prochains mois, une association qui pourrait prendre le nom de « MSA Services d’Armorique » va être créée pour coordonner cette offre. Et, si dans un premier temps, la Msa accompagne les projets, l’objectif de rentabilité est clairement affirmé. « Il n’est pas question que ces projets et ces services soient financés par les adhérents ». Ceci d’autant que cette offre ne s’adressera pas qu’à la population agricole.
Pierre Dénès
Photo : Marie-Louise Hellequin, présidente entourée de Josiane Torchard vice-présidente (à gauche) et de Pascale Gobert, directeur général.