
Groupama Loire Bretagne confirme la bonne tenue de l'ensemble de son activité, en 2007, avec un résultat de 26,4 millions d'euros en augmentation de 49 % par rapport à 2006. "La baisse des cotisations a permis d'accroître le parc automobile, avec 5 000 nouveaux clients. Nous avons privilégié le développement du nombre de contrats plutôt que la hausse du chiffre d'affaires", explique Jean-Luc Baucherel, président de Groupama et de Groupama Loire-Bretagne. "La politique de services que nous proposons, lors des sinistres, plait aux clients". Avec 541 400 sociétaires, Groupama Loire Bretagne confirme sa position de leader régional en assurances.
Baisse du taux de sinistralité
La progression du résultat s'appuie surtout sur la baisse du taux global de sinistralité de 5,1 %. "Les mesures engagées par les Pouvoirs Publics, au niveau de la circulation routière et les efforts dans la politique de prévention ont permis de réduire le nombre de sinistres corporels et matériels ainsi que les incendies", souligne Patrice Chéreau, directeur général.
L'amélioration des résultats financiers permet à Groupama Loire-Bretagne de poursuivre sa politique d'investissement en mettant le cap sur la ville. Dans des agglomérations importantes comme Nantes, Rennes, Brest ou Lorient, de nouvelles agences vont être créées, et le mouvement se poursuivra dans les villes moyennes. "Pour autant, nous n'abandonnons pas les territoires ruraux", assure le président. Une étude réalisée en collaboration avec Jean Ollivro, de l'Université de Rennes, a permis d'identifier les zones rurales ayant un potentiel de développement.
Gestion électronique des documents
Pour améliorer la qualité du service, l'entreprise a décidé de s'engager dans la gestion électronique des documents. "Nous construisons à Mordelles (35), un centre de numérisation pour 2,7 millions d'euros", explique Patrice Chéreau. Le principe consiste à traiter l'ensemble des courriers des sociétaires (3 millions par an), en format numérique. "La numérisation sera effective pour l'ensemble des courriers en 2010, c'est un véritable enjeu stratégique et économique".
Si Groupama Loire-Bretagne met le cap sur la ville, elle n'oublie pas le monde rural. L'offre à destination des éleveurs et céréaliers sera rénovée. "Nous expérimentons l'assurance récolte depuis 4 ans et nous souhaitons son élargissement à l'ensemble des productions, (les fourrages)", précise Jean-Luc Baucherel. Au 1er janvier 2009, le régime des calamités agricoles pour les grandes cultures va baisser. Les Pouvoirs publics gardent le silence sur la réassurance publique.
600 contrats d'assurance récolte
"Nous avons des attentes par rapport à la nouvelle PAC. Nous souhaitons qu'une partie des aides directes serve au démarrage du système assurantiel", déclare Jean-Luc Baucherel. L'expérimentation se poursuit en 2008 avec un montant global d'aide de 37 millions d'euros permettant de réduire les primes de 35 %. Groupama Loire Bretagne gère environ 600 contrats d'assurance récolte sur son territoire, moins concerné par les grandes cultures.
L'activité bancaire progresse également : 10 % des sociétaires (48 600) sont porteurs de comptes. "C'est 20 % de plus qu'en 2006, et nous progressons dans la mise en place de financements d'automobiles et de crédit à la consommation".
Patrick Bégos
Améliorer la représentativité
Groupama compte 7 353 administrateurs. Une réforme institutionnelle a été engagée, il y a 2 ans. Elle a permis l'ouverture et le rajeunissement des conseils d'administration des caisses locales. "L'objectif, à fin 2009, est d'avoir 25 % d'administrateurs de moins de 45 ans et 25 % de non-agricoles", confie Jean-Luc Baucherel. Ce dernier critère est déjà atteint en 2008 et les efforts seront poursuivis pour rajeunir les élus. "Le but est d'avoir des administrateurs qui aient la capacité de diriger le groupe, grâce à la formation".
Photo : De gauche à droite : Jean-Luc Baucherel, président de Groupama et de Groupama Loire Bretagne, Patrice Chéreau, directeur général de Groupama Loire Bretagne.