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Sommaire | " GESTION DE L'EXPLOITATION " | Article n°8461 |
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GESTION / Le crédit bail ou leasing - Simple, mais plus cher au final
 
Pour investir dans du matériel, il existe une alternative au crédit bancaire classique : le crédit-bail ou leasing. Il s’agit d’une formule de location incluant une option d’achat du matériel à échéance du contrat. L’agriculteur signe un contrat de location auprès d’une société de crédit-bail. A l’issue du terme du contrat, l’exploitant est en droit d’acheter le matériel à un prix fixé dès la signature du crédit bail.
L’avantage est de disposer facilement d’un matériel en bon état (neuf ou d’occasion) sans trou dans la trésorerie, aucun apport initial n’étant nécessaire. Le plus souvent, l’organisme donne une réponse rapide avec une prise de garantie allégée. En outre, l’exploitant ou le responsable d’ETA bénéficie des dernières innovations technologiques car il renouvelle régulièrement son matériel. Il est à noter que des éléments comme la date de remboursement des loyers et l’échéance finale, sont négociables avec la société. Par contre, attention, le locataire a l’obligation de réparer et d’assurer le matériel.

Coût global plus élevé

Néanmoins, le principal inconvénient du leasing concerne son coût global, qui est plus élevé que la solution classique d’acquisition avec un financement bancaire. La négociation du taux global du crédit-bail est donc déterminante dans la prise de décision. Il est aussi vivement conseillé d’examiner de près la clause de rachat à l’issue de la location. Une proposition de location attrayante peut cacher un montant de reprise prohibitif. Dans tous les cas, une comparaison détaillée du leasing et de l’emprunt bancaire s’impose : sous l’angle du coût et aussi de la trésorerie.

Loyers déductibles

Au plan fiscal, les loyers sont déductibles, à condition qu’ils restent au niveau des amortissements qui auraient pu être pratiqués en cas de financement du matériel par emprunt. Si l’exploitant achète le matériel à l’issue du contrat de location, le prix sera inscrit dans le bilan. Un amortissement sera réalisé sur la durée d’utilisation restante par parts égales. Globalement, la formule leasing procure moins d’avantages au plan fiscal. Même si l’on peut envisager des loyers dégressifs, le dispositif ne permet pas d’optimiser les prélèvements en choisissant le mode d’amortissement et en utilisant les Déductions fiscales pour investissement (Defi).
Pour prendre sa décision, l’agriculteur s’appuiera donc sur le coût global du leasing par rapport à l’achat et sur l’utilisation qu’il souhaite faire du matériel. La capacité de l’exploitation à faire face à l’investissement ou à la dépense est aussi un critère important. En raison de son caractère personnel, le crédit-bail ne peut être cédé à un nouvel exploitant sans l’accord du bailleur, sauf si le contrat le stipule expressément. Enfin, attention, la rupture du contrat avant la date prévue peut entraîner des pénalités importantes.

Audrey Gauthier
Cogedis

 

Photo : Pour acquérir du matériel, le crédit bail est une solution alternative à l’emprunt qui allie facilité et rapidité. L’avantage au niveau de la trésorerie est bien là, mais pas vraiment aux plans fiscal et social.


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Date de l'article : semaine du N° du 6 au 12 Juin 2008
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