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« Les pesticides, omniprésents dans l’alimentation en France ». C’est le titre alarmant d’un article paru dans Le Monde du 8 mai dernier. Il mérite que l’on s’y attarde. Premier constat : il est fait référence à l’enquête annuelle de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) pour la surveillance des résidus de pesticides d’origine végétale et pas de l’alimentation en général. Deuxième constat, seuls 6% des fruits et légumes dépassent la LMR (Limite maximale de résidus), voire 3% si l’on retient la norme communautaire. La France en matière de normes est souvent plus sévère que la moyenne européenne. Autrement dit, 94% des fruits et légumes sont donc conformes et 65,2% des légumes ne contiennent pas du tout de résidus. Le qualificatif d’ « omniprésence » est donc exagéré. Il suffit de prendre connaissance de la synthèse de cette enquête sur le site internet de la DGCCRF pour comprendre que si la situation n’est jamais trop satisfaisante en la matière, elle est loin d’être catastrophique. La DGCCRF fait en effet le commentaire suivant : « un dépassement de LMR n’implique pas nécessairement un risque de santé publique mais est d’abord le signe d’un non-respect des bonnes pratiques agricoles ». Elle ajoute un commentaire, les LMR s’appliquent à des produits frais, ni lavés, ni épluchés. Comme le consommateur lave et (ou) épluche le plus souvent ses fruits et légumes, la quantité de résidus est forcément encore réduite. Dernière précision de l’enquête, les actions ciblées comme le prélèvement des salades sous serres surreprésentés par rapport à la consommation des Français font que le pourcentage des non-conformités est accentué. Voilà tout ce que ne dit pas l’article. Continuons donc sans crainte, à manger nos cinq fruits et légumes quotidiens, pour notre santé !
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