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Tomate / Pompe à chaleur, puits canadien - Recycler la chaleur de la serre
 

Cette année encore, les économies d'énergie étaient au cœur des débats de l'assemblée générale du Comité d'action technique et économique de la zone légumière du Nord Finistère (Caté). "Différentes techniques visant à réduire la facture énergétique vont être expérimentées en 2008 dans quatre compartiments équivalents, de 500 m2 chacun : un déshumidificateur, un puits canadien, une pompe à chaleur et un compartiment témoin pour pouvoir comparer", explique Michel Le Roux, directeur du Caté.

Déshumidification

"30% de l'énergie consommée sert à abaisser l'hygrométrie dans les serres. Avec un déshumidificateur, les serres peuvent davantage rester fermées et nous pouvons augmenter l'utilisation des écrans thermiques. L'air est aspiré en partie basse de la serre en fonction de l'hygrométrie. Il est ensuite traité par évaporation, puis condensation. Du fait de la récupération de la chaleur latente et de l'énergie apportée par le compresseur, l'air sec ressort plus chaud et peut contribuer au chauffage de la serre. La déshumidification se fait plutôt la nuit et durant la phase de relance le matin", explique Alain Guillou, chercheur au Caté. "Le bilan tiendra compte des économies de gaz et de l'électricité consommée pour le fonctionnement de l'appareil".
Autre technique testée, le puits canadien, dont les performances sont toutefois meilleures en climat continental. "Un réseau de canalisations enterrées dans le sol stockent l'énergie solaire captée le jour, et la déstockent la nuit en période de chauffage", détaille Laurent Mary, ingénieur au Caté. Quand le soleil brille, en hiver et au printemps, l'air est aspiré en partie haute à une extrémité de la serre, puis passe dans les tubes enterrés, réchauffant le sol. En fond de serre, l'air refroidi repart dans des gaines perforées qui le diffusent sous les cultures. "La nuit, l'air frais aspiré dans la serre se réchauffe au contact du sol dans le réseau de tubes enterrés avant de ressortir pour relever la température d'ambiance".
Le troisième dispositif testé au Caté vise à transférer l'énergie captée le jour dans de l'eau, afin de la réutiliser la nuit lorsqu'il y a besoin de chauffage. Les échanges sont assurés par une pompe à chaleur de type air/eau. L'eau chaude circule dans le réseau de chauffage "tubes végétation". "Cette technique permet moins d'à-coups et donc moins de consommation de gaz naturel. De plus, l'apport de CO2 est plus régulier".

Moins consommer d'énergie

Toutefois, la première énergie économisée, c’est celle qu’on n’a pas consommée. Les écrans thermiques et l'adaptation d'une conduite plus économe en énergie (écart des températures plus grand entre le jour et la nuit) ont déjà permis de passer d'une consommation moyenne de 400 à 260-270 kWh/m2. "Nous continuons le travail sur les combinaisons variétés/porte-greffes les mieux adaptées à l'intégration de température. Actuellement, nous pouvons descendre jusqu'à 13°C la nuit". L'éclairage des tomates pour gagner en précocité a par contre été abandonné, trop peu rentable. "L'expérimentation doit permettre aux producteurs d'éviter de grosses erreurs", notent les responsables du Caté.

Agnès Cussonneau

 

Photo : De gauche à droite : Thierry Merret, Jean-Guy Guéguen (président du Caté), Michel Le Roux (directeur) et Alain Guillou (ingénieur au Caté).

Déshumidification

"30% de l'énergie consommée sert à abaisser l'hygrométrie dans les serres. Avec un déshumidificateur, les serres peuvent davantage rester fermées et nous pouvons augmenter l'utilisation des écrans thermiques. L'air est aspiré en partie basse de la serre en fonction de l'hygrométrie. Il est ensuite traité par évaporation, puis condensation. Du fait de la récupération de la chaleur latente et de l'énergie apportée par le compresseur, l'air sec ressort plus chaud et peut contribuer au chauffage de la serre. La déshumidification se fait plutôt la nuit et durant la phase de relance le matin", explique Alain Guillou, chercheur au Caté. "Le bilan tiendra compte des économies de gaz et de l'électricité consommée pour le fonctionnement de l'appareil".
Autre technique testée, le puits canadien, dont les performances sont toutefois meilleures en climat continental. "Un réseau de canalisations enterrées dans le sol stockent l'énergie solaire captée le jour, et la déstockent la nuit en période de chauffage", détaille Laurent Mary, ingénieur au Caté. Quand le soleil brille, en hiver et au printemps, l'air est aspiré en partie haute à une extrémité de la serre, puis passe dans les tubes enterrés, réchauffant le sol. En fond de serre, l'air refroidi repart dans des gaines perforées qui le diffusent sous les cultures. "La nuit, l'air frais aspiré dans la serre se réchauffe au contact du sol dans le réseau de tubes enterrés avant de ressortir pour relever la température d'ambiance".
Le troisième dispositif testé au Caté vise à transférer l'énergie captée le jour dans de l'eau, afin de la réutiliser la nuit lorsqu'il y a besoin de chauffage. Les échanges sont assurés par une pompe à chaleur de type air/eau. L'eau chaude circule dans le réseau de chauffage "tubes végétation". "Cette technique permet moins d'à-coups et donc moins de consommation de gaz naturel. De plus, l'apport de CO2 est plus régulier".

Moins consommer d'énergie

Toutefois, la première énergie économisée, c’est celle qu’on n’a pas consommée. Les écrans thermiques et l'adaptation d'une conduite plus économe en énergie (écart des températures plus grand entre le jour et la nuit) ont déjà permis de passer d'une consommation moyenne de 400 à 260-270 kWh/m2. "Nous continuons le travail sur les combinaisons variétés/porte-greffes les mieux adaptées à l'intégration de température. Actuellement, nous pouvons descendre jusqu'à 13°C la nuit". L'éclairage des tomates pour gagner en précocité a par contre été abandonné, trop peu rentable. "L'expérimentation doit permettre aux producteurs d'éviter de grosses erreurs", notent les responsables du Caté.

Agnès Cussonneau



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Date de l'article : semaine du N° du 25 Avril au 2 Mai 2008
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