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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Ovins | Article n°8344 |
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Ovins / De 46 à 107 euros par brebis - L'indispensable maîtrise des charges de structure
 

Les marges brutes ovines varient fortement d'un élevage à l'autre", explique André Morel, formateur ovin au Lycée du Nivot. Les marges ont été analysées par ses étudiants BTS, chez 29 éleveurs bretons. Autour d'une moyenne de 95 euros par brebis, les marges brutes varient de 30 à 130 euros, selon les élevages.  

Productivité et alimentation

La productivité numérique est le premier critère explicatif. En effet, le nombre d'agneaux par brebis varie de 1 à 2,5, comme d'ailleurs la productivité pondérale, qui en découle (de 13,4 kg à 51,8 kg de carcasse produits par mère). Le choix de la race, la sélection génétique, l'organisation des luttes, le taux de mortalité, influent directement sur cette productivité.
Le coût alimentaire est la principale charge opérationnelle (54,60 euros/ brebis). Ce coût alimentaire varie de 1,27 à 3,64 euros/ kg d'agneau, en fonction de la productivité des mères. Son influence sur la marge brute est plus faible que celle de la productivité. "On peut avoir un coût alimentaire élevé et une bonne marge : tout dépend de l'efficience de l'alimentation".
Une conduite rigoureuse en lots, avec des agnelages bien groupés et un plan alimentaire adapté permettent de réduire les coûts alimentaires par rapport à des agnelages plus étalés. "Dans des systèmes "herbe" mal conduits, les agneaux sont pénalisés par des attaques de parasitisme. Par contre, s'ils sont rentrés en bergerie et finis à l'auge, l'efficacité sera nettement meilleure".

Le poids des charges de structure

"Pour cerner le revenu, il faut aller au-delà des marges brutes. En effet, des éleveurs ayant une marge brute convenable se trouvent pénalisés par des charges de structure trop élevées". Sur un échantillon de 14 exploitations, les étudiants ont pu cerner ces charges. "Elles varient aussi du simple au double, de 46 à 107 euros par brebis, autour d'une moyenne de 73,5 euros".  
La mécanisation représente le quart de ces charges (9,31 euros/brebis) avec une forte incidence de la traction. Deux autres postes sont importants : les autres charges (social, prestations extérieures..) et le foncier. Par contre, les charges de bâtiments sont moindres (9 %). "L'effort des éleveurs semble avoir porté sur les bâtiments pour lesquels ils ont trouvé des solutions à moindre coût, plus que sur le matériel".

Pas de lien avec la productivité

"Nous avons essayé de savoir s'il y avait un lien entre la marge brute et la taille du troupeau", déclare A. Morel. Les ateliers de grande taille ont des charges de structure identiques à celle de petite taille. "Il n'y a pas d'effet de dilution des charges en fonction de la taille". Les petits troupeaux ont des charges sociales et foncières plus élevées. Les grands ont des charges de mécanisation et de bâtiments plus élevées, ce qui se répercute sur les frais financiers. Ce sont souvent des élevages plus récents.
"On ne note pas de liens entre les charges de structure et la productivité numérique". Dans les élevages plus productifs, l'organisation du travail a nécessité plus d'investissements en matériel, pour être efficace mais à moyen terme, le poids de ces postes devrait baisser. Malgré tout, des efforts ont été faits, car dans des élevages de taille identique, on retrouve des charges de structure différentes.
Dans les élevages du quart supérieur, les exploitations voient leur revenu évoluer en fonction de leurs charges de structure car les charges opérationnelles sont maîtrisées. Ceux du quart inférieur cumulent des charges opérationnelles et des charges de structure élevées (sur-mécanisation et alimentation mal maîtrisées). "Il faut être bon à la fois au niveau des charges opérationnelles et des charges de structure. Un travail important a été fait ces dernières années sur les charges opérationnelles, il faut maintenant le faire sur les charges de structure".

Patrick Bégos

 

Photo : Le nombre d'agneaux par brebis influence directement la marge brute, mais il faut également être vigilant au poids des charges de structure (mécanisation et bâtiments). 

Productivité et alimentation

La productivité numérique est le premier critère explicatif. En effet, le nombre d'agneaux par brebis varie de 1 à 2,5, comme d'ailleurs la productivité pondérale, qui en découle (de 13,4 kg à 51,8 kg de carcasse produits par mère). Le choix de la race, la sélection génétique, l'organisation des luttes, le taux de mortalité, influent directement sur cette productivité.
Le coût alimentaire est la principale charge opérationnelle (54,60 euros/ brebis). Ce coût alimentaire varie de 1,27 à 3,64 euros/ kg d'agneau, en fonction de la productivité des mères. Son influence sur la marge brute est plus faible que celle de la productivité. "On peut avoir un coût alimentaire élevé et une bonne marge : tout dépend de l'efficience de l'alimentation".
Une conduite rigoureuse en lots, avec des agnelages bien groupés et un plan alimentaire adapté permettent de réduire les coûts alimentaires par rapport à des agnelages plus étalés. "Dans des systèmes "herbe" mal conduits, les agneaux sont pénalisés par des attaques de parasitisme. Par contre, s'ils sont rentrés en bergerie et finis à l'auge, l'efficacité sera nettement meilleure".

Le poids des charges de structure

"Pour cerner le revenu, il faut aller au-delà des marges brutes. En effet, des éleveurs ayant une marge brute convenable se trouvent pénalisés par des charges de structure trop élevées". Sur un échantillon de 14 exploitations, les étudiants ont pu cerner ces charges. "Elles varient aussi du simple au double, de 46 à 107 euros par brebis, autour d'une moyenne de 73,5 euros".  
La mécanisation représente le quart de ces charges (9,31 euros/brebis) avec une forte incidence de la traction. Deux autres postes sont importants : les autres charges (social, prestations extérieures..) et le foncier. Par contre, les charges de bâtiments sont moindres (9 %). "L'effort des éleveurs semble avoir porté sur les bâtiments pour lesquels ils ont trouvé des solutions à moindre coût, plus que sur le matériel".

Pas de lien avec la productivité

"Nous avons essayé de savoir s'il y avait un lien entre la marge brute et la taille du troupeau", déclare A. Morel. Les ateliers de grande taille ont des charges de structure identiques à celle de petite taille. "Il n'y a pas d'effet de dilution des charges en fonction de la taille". Les petits troupeaux ont des charges sociales et foncières plus élevées. Les grands ont des charges de mécanisation et de bâtiments plus élevées, ce qui se répercute sur les frais financiers. Ce sont souvent des élevages plus récents.
"On ne note pas de liens entre les charges de structure et la productivité numérique". Dans les élevages plus productifs, l'organisation du travail a nécessité plus d'investissements en matériel, pour être efficace mais à moyen terme, le poids de ces postes devrait baisser. Malgré tout, des efforts ont été faits, car dans des élevages de taille identique, on retrouve des charges de structure différentes.
Dans les élevages du quart supérieur, les exploitations voient leur revenu évoluer en fonction de leurs charges de structure car les charges opérationnelles sont maîtrisées. Ceux du quart inférieur cumulent des charges opérationnelles et des charges de structure élevées (sur-mécanisation et alimentation mal maîtrisées). "Il faut être bon à la fois au niveau des charges opérationnelles et des charges de structure. Un travail important a été fait ces dernières années sur les charges opérationnelles, il faut maintenant le faire sur les charges de structure".

Patrick Bégos



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Date de l'article : semaine du N° du 25 Avril au 2 Mai 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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