
L’agriculture ne peut être jetée dans le marché mondial sans règles, sans code de bonne conduite, sans outils de régulation, sans politique agricole et alimentaire », a souligné Gérard Budin, président de la FNCL (Fédération nationale des coopératives laitières) lors de l’AG du syndicat le 17 avril. Près de 300 personnes ont participé à cette assemblée générale dont le thème « Production et marchés laitiers, quelle organisation agricole demain ? » visait à projeter la filière laitière dans l’après-quota, le 31 mars 2015. Pour la FNPL, la « nouvelle donne des marchés » sera marquée par « une concurrence beaucoup plus forte », « par l’absence ou la quasi-absence de politiques publiques », « par une plus grande volatilité des cours » et par « une ouverture de plus en plus grande sur le monde ». Dans ce contexte, « nos coopératives doivent appréhender ces changements, bien identifier les stratégies à mettre en œuvre et adopter des solutions novatrices », assure le président de la FNCL. C’est la condition d’un « atterrissage en douceur » de la politique laitière européenne.
La contractualisation : un outil essentiel
Évidemment il est nécessaire de « conserver en Europe un minimum d’instruments de régulation publique » mais il faudra aussi « inventer de nouveaux outils à caractère privé ». Pour Philippe Mangin, président de Coop de France et invité à l’AG de la FNCL, « notre vraie difficulté pour élaborer une nouvelle Pac, c’est d’être à 27 ». « Il suffirait d’aides variables : c’est ce qu’il se dit sur le terrain », ajoute-t-il. De leur côté, les Américains ont moins d’état d’âme. « Ils ne démantèlent pas leur outil de régulation, voire les renforcent », a témoigné Jean-Christophe Debard, directeur général de Agri US analyse. La FNCL met en avant la « contractualisation et les interprofessions ». « La contractualisation est la plus belle forme de coopération », a rappelé Philippe Mangin. Selon Gérard Budin, le modèle coopératif est un véritable « laboratoire » de la contractualisation. Dans ce système de contrat, « il ne faut pas déconnecter la notion de prix et celle du volume » a-t-il rappelé en indiquant que « le groupe de travail de la FNCL sur la contractualisation entrait dans sa phase opérationnelle ».
Photo : La Fédération des coopératives laitières ( FNCL) travaille déjà sur le contractualisation, un outil essentiel de régulation des marchés selon elle.
La contractualisation : un outil essentiel
Évidemment il est nécessaire de « conserver en Europe un minimum d’instruments de régulation publique » mais il faudra aussi « inventer de nouveaux outils à caractère privé ». Pour Philippe Mangin, président de Coop de France et invité à l’AG de la FNCL, « notre vraie difficulté pour élaborer une nouvelle Pac, c’est d’être à 27 ». « Il suffirait d’aides variables : c’est ce qu’il se dit sur le terrain », ajoute-t-il. De leur côté, les Américains ont moins d’état d’âme. « Ils ne démantèlent pas leur outil de régulation, voire les renforcent », a témoigné Jean-Christophe Debard, directeur général de Agri US analyse. La FNCL met en avant la « contractualisation et les interprofessions ». « La contractualisation est la plus belle forme de coopération », a rappelé Philippe Mangin. Selon Gérard Budin, le modèle coopératif est un véritable « laboratoire » de la contractualisation. Dans ce système de contrat, « il ne faut pas déconnecter la notion de prix et celle du volume » a-t-il rappelé en indiquant que « le groupe de travail de la FNCL sur la contractualisation entrait dans sa phase opérationnelle ».