
N on, toutes les petites exploitations agricoles ne sont pas destinées à aller à l'agrandissement. Tel est le message que souhaitait faire passer la FDCivam d'Ille-et-Vilaine à l'occasion d'une table ronde, le vendredi 4 avril à Guignen. "Ces petites fermes sont créatrices d'emploi en milieu rural. Elles contribuent à l'attractivité des territoires, à l'entretien des paysages, à la biodiversité", a souligné Jean-François Le Clanche, économiste à l'Agrocampus de Rennes.
"Mais souvent, les futurs cédants de ces structures sont pessimistes. Il faut pourtant leur donner envie d'installer des jeunes. Il existe de nombreux porteurs de projets sur des petites surfaces. En 2007, une centaine de candidats se sont fait connaître à la FDCivam (300 dans les réseaux bretons)", déclare Thérèse Piel, présidente de la FDCivam 35. "Un futur cédant sur deux n'a pas de successeur familial. Et installer hors cadre familial n'est pas toujours simple sur le plan de l'accueil. Globalement, la transmission est un sujet difficile à aborder", note Claire Léauté, animatrice FDCivam 35.
Pour aider les cédants à anticiper et faire des choix stratégiques, le réseau Civam a lancé un outil baptisé "Diagnostic transmission", en automne dernier. "Cela permet d'évaluer toutes les potentialités de la ferme en prenant en compte les bâtiments, la qualité des terres, les marchés. Des pistes peuvent être dégagées : poursuite de l'activité, mise en place d'autres productions, transformation, vente directe, accueil, tourisme… Le cédant est aidé pour préparer son projet de retraite : logement, démarches, montant de la reprise…" Suite au diagnostic, des formations collectives, l'inscription dans des répertoires, la mise en relation avec des repreneurs et l'accompagnement sont réalisés.
Appui du cédant
Lors du débat, des témoignages ont illustré des transmissions de petites structures réussies. Depuis février 2006, Carole Gruel est installée à Bovel sur 16 ha, avec la production de pain Bio démarrée en février 2007. "L'exploitant cédant a appuyé ma candidature auprès des propriétaires. Il souhaitait que des jeunes s'installent, s'investissent sur la commune".
De son côté, Clarisse Prod'Homme a d'abord été salariée pendant un an sur l'exploitation de Gérard Bricet, 55 ans aujourd'hui, après le départ de l'associé de ce dernier. En octobre 2006, ils forment un Gaec avec la création d'un atelier mouton (40aine de brebis mères et vente directe) pour Clarisse. Gérard a conservé l'activité vaches laitières. "Sur notre commune, nous avons beaucoup d'habitations, la pression foncière est importante. Des nombreuses voitures passent à proximité de l'exploitation. Nous allons mettre en place un boviduc dans les années à venir".
Les agriculteurs veulent transformer la densité de population en atout, avec un projet de ferme auberge sur l'exploitation, qui serait tenue par 2 amies de Clarisse. L'apport de fournitures créerait un autre emploi. "Le fait d'avoir été salariée dans un premier temps a permis mon installation. Le cercle de relations est très important quand on veut s'installer", analyse Clarisse. "Au début, je souhaitais m'installer seule, mais au final, je trouve que c'est une richesse d'avoir un associé expérimenté". A noter que dans les offres d'installation, la recherche d'associé(s) domine.
Agnès Cussonneau
Photo : En octobre 2006, Clarisse Prod'Homme s'est installée en Gaec avec Gérard Bricet, en créant un atelier mouton.
Appui du cédant
Lors du débat, des témoignages ont illustré des transmissions de petites structures réussies. Depuis février 2006, Carole Gruel est installée à Bovel sur 16 ha, avec la production de pain Bio démarrée en février 2007. "L'exploitant cédant a appuyé ma candidature auprès des propriétaires. Il souhaitait que des jeunes s'installent, s'investissent sur la commune".
De son côté, Clarisse Prod'Homme a d'abord été salariée pendant un an sur l'exploitation de Gérard Bricet, 55 ans aujourd'hui, après le départ de l'associé de ce dernier. En octobre 2006, ils forment un Gaec avec la création d'un atelier mouton (40aine de brebis mères et vente directe) pour Clarisse. Gérard a conservé l'activité vaches laitières. "Sur notre commune, nous avons beaucoup d'habitations, la pression foncière est importante. Des nombreuses voitures passent à proximité de l'exploitation. Nous allons mettre en place un boviduc dans les années à venir".
Les agriculteurs veulent transformer la densité de population en atout, avec un projet de ferme auberge sur l'exploitation, qui serait tenue par 2 amies de Clarisse. L'apport de fournitures créerait un autre emploi. "Le fait d'avoir été salariée dans un premier temps a permis mon installation. Le cercle de relations est très important quand on veut s'installer", analyse Clarisse. "Au début, je souhaitais m'installer seule, mais au final, je trouve que c'est une richesse d'avoir un associé expérimenté". A noter que dans les offres d'installation, la recherche d'associé(s) domine.
Agnès Cussonneau