
L e niveau moyen des dépenses de santé, en Bretagne, est de 6,50 €/ 100 kilos de carcasse (source Ifip) ou 120 €/ truie avec de fortes disparités par exploitation.
Les vaccins représentent le premier poste du coût vétérinaire (37% du coût total) suivi des supplémentations médicamenteuses. Les produits de conduite d'élevage viennent ensuite, avant les antibiotiques et les anti-inflamatoires injectables. Sur les truies, les vaccinations contre la parvovirose, le rouget, les diarrhées néonatales et la rhinite atrophique sont largement utilisées. Les porcelets sont massivement vaccinés contre la mycoplasmose respiratoire. "15% d'élevage ne vaccinent pas contre le mycoplasme. La justification de cette non vaccination n'est pas toujours argumentée au niveau sanitaire" déclare Françoise David, vétérinaire chez Selvet Conseil. D'autres vaccinations sont pratiquées en rapport avec une problématique locale ou sanitaire (SDRP, grippe, iléïte ou circovirose).
"Les recommandations en matière de vermifugation semblent moins suivies que celles concernant la prévention vaccinale" poursuit Françoise David. Les traitements anti-parasitaires des truies par voie orale dominent. La quasi totalité des porcelets reçoivent un aliment 1er âge contenant un anthelminthique (oxybendazole ou flubendazole), distribué sur 10 à 15 jours. "Il est permis de douter de l'efficacité du traitement compte tenu de la grande variabilité de consommation d'aliment d'un porcelet à l'autre et compte tenu du cycle des parasites, notamment l'ascaris". Les plans de vermifugation des porcelets et des porcs charcutiers comprenant des traitements répétés au cours de leur phase d'élevage sont encore marginaux (10% des élevages environ).
La vaccination mycoplasme diminue en Espagne
85% de la production espagnole provient d'élevages de plus de 400 truies. Le système multi-site en tout plein-tout vide n'a pas les mêmes problématiques sanitaires. Au total, les dépenses de santé sont pourtant sensiblement les mêmes qu'en France selon Enrique Marco, vétérinaire espagnol (120€/ truie). La prophylaxie est très variable selon le niveau sanitaire des élevages. Peu d'élevages vaccinent contre le SDRP. La vaccination mycoplasme tend à diminuer avec la généralisation de l'élevage en multi-site. L'augmentation du cheptel s'est faite à partir d'élevages indemnes de rhinite; la vaccination est donc quasiment inexistante. Une vermifugation est réalisée à plusieurs stades de la croissance. Les vétérinaires travaillent pour des intégrateurs, pour des fabricants d'aliment ou des laboratoires pharmaceutiques. Le coût est généralement compris dans le prix de l'aliment ou du médicament.
De gros écarts entre l'Est et l'Ouest de l'Allemagne
En Allemagne, les vétérinaires sont indépendants et passent des contrats de suivi médical avec les éleveurs. Les différences de coût sanitaire sont importantes entre élevages et surtout entre régions. Plus de 150 €/truie à l'Ouest où la densité d'élevage est élevée à 75 €/truie à l'Est où la densité est faible et les structures récentes. 85% des truies sont, par exemple vaccinées contre le SDRP à l'Ouest, contre quasiment 0% à l'Est. La rhinite a été éliminée avec la grippe porcine dans les années 90 grâce à un plan d'éradication coûteux.
Le niveau de frais vétérinaires aux Pays Bas est comparable à celui des élevages bretons. Par contre, il existe des différences notables sur la décomposition de ces frais. Les vaccins sont moins nombreux, beaucoup d'élevages sont indemnes de rhinite. Le vaccin vivant SDRP n'est pas utilisé sur le cheptel reproducteur. Les vermifuges sont utilisés de manière généralisée et répétée en engraissement toutes les quatre à cinq semaines. Les vétérinaires sont, comme en Allemagne, indépendants.
Bernard Laurent
Photo : Françoise David, vétérinaire à Selvet Conseil, a présenté quelques pratiques de prophylaxie médicale lors des Rencontres internationales de la production porcine à Loudéac.
La vaccination mycoplasme diminue en Espagne
85% de la production espagnole provient d'élevages de plus de 400 truies. Le système multi-site en tout plein-tout vide n'a pas les mêmes problématiques sanitaires. Au total, les dépenses de santé sont pourtant sensiblement les mêmes qu'en France selon Enrique Marco, vétérinaire espagnol (120€/ truie). La prophylaxie est très variable selon le niveau sanitaire des élevages. Peu d'élevages vaccinent contre le SDRP. La vaccination mycoplasme tend à diminuer avec la généralisation de l'élevage en multi-site. L'augmentation du cheptel s'est faite à partir d'élevages indemnes de rhinite; la vaccination est donc quasiment inexistante. Une vermifugation est réalisée à plusieurs stades de la croissance. Les vétérinaires travaillent pour des intégrateurs, pour des fabricants d'aliment ou des laboratoires pharmaceutiques. Le coût est généralement compris dans le prix de l'aliment ou du médicament.
De gros écarts entre l'Est et l'Ouest de l'Allemagne
En Allemagne, les vétérinaires sont indépendants et passent des contrats de suivi médical avec les éleveurs. Les différences de coût sanitaire sont importantes entre élevages et surtout entre régions. Plus de 150 €/truie à l'Ouest où la densité d'élevage est élevée à 75 €/truie à l'Est où la densité est faible et les structures récentes. 85% des truies sont, par exemple vaccinées contre le SDRP à l'Ouest, contre quasiment 0% à l'Est. La rhinite a été éliminée avec la grippe porcine dans les années 90 grâce à un plan d'éradication coûteux.
Le niveau de frais vétérinaires aux Pays Bas est comparable à celui des élevages bretons. Par contre, il existe des différences notables sur la décomposition de ces frais. Les vaccins sont moins nombreux, beaucoup d'élevages sont indemnes de rhinite. Le vaccin vivant SDRP n'est pas utilisé sur le cheptel reproducteur. Les vermifuges sont utilisés de manière généralisée et répétée en engraissement toutes les quatre à cinq semaines. Les vétérinaires sont, comme en Allemagne, indépendants.
Bernard Laurent