
L a création d'entreprise agricole, par le biais du nouveau parcours à l'installation, est sous la coupe d'un seul syndicat, la FDSEA. Cette situation n'est pas acceptable" déclare Dominique Raulo, porte-parole de la Confédération Paysanne. Le département du Morbihan est un des 5 départements test du nouveau parcours professionnel personnalisé à l’installation (PPP) depuis le mois de juin dernier. La Confédération Paysanne a participé activement à tous les travaux de réflexion sur la période d'essai dans le département, produisant même, selon ses dires, des contributions avec des propositions permettant d’atteindre les objectifs affichés par le ministère et qui semblaient partagés par tous.
Un lieu d'accueil neutre
"Le lieu d’entrée dans le PPP devait être neutre et pluriel, avec notamment la représentation de tous les acteurs de l’installation sur le territoire" rappelle Dominique Raulo. Cette neutralité devait permettre de répondre à la diversité des projets et des candidats et favoriser un large accueil. Le syndicat considère que le lieu le plus approprié se situe dans les locaux de la DDAF. Par ailleurs, toutes les structures d’accompagnement qui le demandent (à partir d’un cahier des charges prédéfini) devaient être habilitées à accompagner les porteurs de projet tout au long du PPP. "Le Groupement des agriculteurs biologiques, les civam ou des associations telles que la Marmitte devraient également être reconnues par les pouvoirs publics pour accompagner les porteurs de projet". Les jeunes pourraient donc être suivis par la structure d'accompagnement de leur choix.
"Comment une sous-commission de la CDOA, co-présidée par la FNSEA-JA, qui déterminerait dans chaque département les modalités d’accueil des candidats pourrait-elle répondre aux objectifs de neutralité et de diversité du PPP?" s'insurge-t-il. "Comment peut-on imaginer que l’agriculture soit le seul domaine où la « création d’entreprise » (installation) est mise sous la coupe d’un syndicat, qui plus est, un seul syndicat qui, par définition, ne représente pas la totalité du paysage agricole français ?"
Une délégation reçue à la DDAF
La Confédération Paysanne considère que la situation actuelle est anormale et contraire à la volonté affichée dans nombre de projets agricoles départementaux (PAD) de créer des emplois en favorisant l’installation agricole. "Le secteur économique de l’agriculture perd des milliers de paysans et donc d’emplois chaque année. Ces emplois perdus quotidiennement sont, de manière criante, le résultat d’une politique très largement mise en place, soutenue, défendue par ces mêmes syndicats". La décision d'étendre le dispositif expérimental à tout le territoire national limitera, selon les responsables du syndicat, encore un peu plus le nombre d’installations et le nombre d’agriculteurs. La Confédération a interpellé les pouvoirs publics (une rencontre a eu lieu en Morbihan avec le directeur de la DDAF) et attend désormais une prise de position du ministre sur cette question.
Bernard Laurent
Photo : Dominique Raulo, porte parole de la Confédération Paysanne, a interpellé le ministre de l'Agriculture sur l'accueil et le suivi des jeunes candidats à l'installation.
Un lieu d'accueil neutre
"Le lieu d’entrée dans le PPP devait être neutre et pluriel, avec notamment la représentation de tous les acteurs de l’installation sur le territoire" rappelle Dominique Raulo. Cette neutralité devait permettre de répondre à la diversité des projets et des candidats et favoriser un large accueil. Le syndicat considère que le lieu le plus approprié se situe dans les locaux de la DDAF. Par ailleurs, toutes les structures d’accompagnement qui le demandent (à partir d’un cahier des charges prédéfini) devaient être habilitées à accompagner les porteurs de projet tout au long du PPP. "Le Groupement des agriculteurs biologiques, les civam ou des associations telles que la Marmitte devraient également être reconnues par les pouvoirs publics pour accompagner les porteurs de projet". Les jeunes pourraient donc être suivis par la structure d'accompagnement de leur choix.
"Comment une sous-commission de la CDOA, co-présidée par la FNSEA-JA, qui déterminerait dans chaque département les modalités d’accueil des candidats pourrait-elle répondre aux objectifs de neutralité et de diversité du PPP?" s'insurge-t-il. "Comment peut-on imaginer que l’agriculture soit le seul domaine où la « création d’entreprise » (installation) est mise sous la coupe d’un syndicat, qui plus est, un seul syndicat qui, par définition, ne représente pas la totalité du paysage agricole français ?"
Une délégation reçue à la DDAF
La Confédération Paysanne considère que la situation actuelle est anormale et contraire à la volonté affichée dans nombre de projets agricoles départementaux (PAD) de créer des emplois en favorisant l’installation agricole. "Le secteur économique de l’agriculture perd des milliers de paysans et donc d’emplois chaque année. Ces emplois perdus quotidiennement sont, de manière criante, le résultat d’une politique très largement mise en place, soutenue, défendue par ces mêmes syndicats". La décision d'étendre le dispositif expérimental à tout le territoire national limitera, selon les responsables du syndicat, encore un peu plus le nombre d’installations et le nombre d’agriculteurs. La Confédération a interpellé les pouvoirs publics (une rencontre a eu lieu en Morbihan avec le directeur de la DDAF) et attend désormais une prise de position du ministre sur cette question.
Bernard Laurent