Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°8298 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Légumes / Réduction des charges - Produire les minimottes sur l'exploitation
 
Peu de temps après son installation en 2000, Philippe Hamon, légumier à Kerlouan (29), a laissé tomber la plantation à partir d'arrachis, en investissant dans une planteuse de minimottes. Une technique de plantation offrant gain de temps, confort de travail et davantage de sécurité d'approvisionnement en plants. En 2004, il va plus loin en décidant de produire lui-même ses minimottes de choux. "J'ai participé à une réunion organisée par la Chambre d'agriculture pour m'informer avant de me lancer. J'ai également été épaulé par un technicien au début", précise-t-il.
Le producteur produit tous les plants de choux de son exploitation, il sous-traite toutefois le semis de 100 000 plants (sur les 250 000 au total) à Tecnosem (producteur de plants à Cléder). "L'élevage de minimottes me permet de réduire les coûts de cultures, mais aussi de ne pas être dépendant des livraisons pour planter et de mieux maîtriser la taille des plants", précise Philippe Hamon.

Un tunnel plus une rampe

Le principal investissement a été un tunnel en plastique d'un coût de 4100 euros (marque Richel), avec possibilité d'ouverture latérale en manuel. Le tunnel mesure 9,30 mètres en largeur et 33 mètres en longueur. En début de saison de semis, le sol est tassé et une toile tissée est déroulée par terre. Le producteur a aussi acheté une rampe d'arrosage l'an passé (760 euros HT en occasion) pour remplacer les asperseurs qui n'apportaient pas l'eau de manière homogène. "Et je devais ajouter de l'eau à la main dans certains endroits". La rampe progresse grâce à un moteur. La vitesse d'avancement et la longueur à arroser sont commandées par boîtier.
Les premiers semis débutent à la mi-décembre avec les choux rouges et blancs (plantations en février, récolte en mai-juin). Les derniers se font début juillet pour des choux-fleurs et des choux pomme qui seront récoltés en automne-hiver. "Mais le gros du travail est concentré sur juin, avec 80% des semis". En décembre, la durée d'élevage atteint 9 à 10 semaines, puis elle régresse jusqu'à 4 - 5 semaines en juin. Le producteur obtient un taux de réussite de 95% (semences "de précision").

Surélever les plaques

Le légumier utilise un semoir "Julien" pour les 150 000 plants semés sur l'exploitation. Il réalise entre 12 et 15 plaques de 240 par heure : remplissage avec du terreau ("spécial minimottes"), positionnement de la graine et recouvrement. La prestation de semis coûte 2,32 euros par plaque (220 plants), le terreau et les plaques étant inclus dans le prix. Dans la serre, les plaques sont mises en hauteur sur des pots en plastique pour empêcher la sortie des racines des alvéoles : ce qui entraînerait une hétérogénéité des minimottes et des difficultés à sortir les plants des alvéoles.
Après les semis, le producteur consacre 5 minutes à ½ heure tous les jours pour surveiller les plants, les arroser, aérer la serre... "C'est très important de ventiler tous les jours pour éviter le mildiou", souligne-t-il. Des engrais solubles dans l'eau sont apportés au stade "première feuille" et une semaine avant plantation. Côté phytosanitaire, du Prévicur N est appliqué quelques jours après la levée, notamment contre le mildiou. Un insecticide est souvent utilisé en fin de culture (Okapi).

17,50 euros/1000 plants, hors graine

Globalement pour l'élevage des plants sur l'exploitation, le coût de main d'œuvre s'élève à 7 euros pour 1000 plants. Le tunnel, l'eau, les engrais, le terreau, les traitements, les plaques en plastique coûtent 10,50 euros. Le coût total est donc de 17,50 euros pour 1000 plants (rajouter le coût de la graine, de 16,20 à 32 euros/1000 graines de chou-fleur). Un prix largement inférieur aux 33,50 euros/1000 plants proposés par de nombreux producteurs de plants (hors semences).
A l'avenir, le producteur envisage d'acquérir un semoir semi-automatique ainsi qu'une remplisseuse de terreau, avec l'objectif de renoncer à l'externalisation du semis. Un achat en Cuma pourrait permettre de réduire l'investissement.

Agnès Cussonneau

Photo : La rampe d'arrosage (à droite) progresse grâce à un moteur. Mesurant 9,30 mètres en largeur et 33 mètres en longueur, le tunnel plastique offre une possibilité d'ouverture latérale.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 11 au 18 Avril 2008
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)