Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°8290 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 30 juillet 2010) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
PORC / Bien-être animal - Des tensions accrues
 

La législation sur le bien-être animal évoluera" annonce Henri De Thoré, en charge du dossier Bien être à l'interprofession. Le défi qui se présente aux professionnels est d'atténuer les mesures qui pourraient être prises au niveau européen sur ce dossier. "Le bon sens et les aspects rationnels doivent primer sur l'émotion". En parlant d'une seule voix, les organisations professionnelles groupent leurs forces. Veille législative, lobbying à Bruxelles, construction argumentaire scientifique, le travail ne manque pas pour contrer l'action des diverses organisations non gouvernementales qui contestent les méthodes d'élevage ou d'abattage. "Le parlement est co-décisionnaire avec la commission. Or, il semble de plus en plus sensible aux arguments des ONG" déplore Henri De Thoré.

Une durée de transport limitée à 8 heures

Le nouveau règlement sur le transport, en application depuis un an, est déjà contesté. Les ONG souhaitent limiter la durée du transport à huit heures, chargement compris. "Cette mesure est susceptible de déséquilibrer les marchés du vif, des porcelets ou des reproducteurs. Elle constitue une menace pour les zones à faible densité d'élevage". La diminution de la densité à 235 kilos/m2 et le maintien de températures moyennes dans les camions sont également demandées. "Ces mesures impacteraient fortement le coût du transport". Un rapport sur le sujet, commandé par la commission, sera rendu à la fin 2008.

Les Pays Bas s'engagent sur la castration

"Personne ne se satisfait réellement de la castration mais nous n'avons pas, actuellement, d'alternative". La solution idéale doit pouvoir être mise en place par l'éleveur, sans recours à un vétérinaire, pour des raisons de coût et de sécurité sanitaire. Elle doit constituer une véritable avancée en matière de bien être animal et doit impérativement être acceptée par le consommateur. "Aucune méthode ne répond à toutes ces conditions". Le problème de la castration est abordé de diverses manières dans les pays européens selon la pression des médias. L'expérience de non castration au Danemark n'est pas concluante. Elle expose à des problèmes commerciaux. Sous la pression de la grande distribution, les producteurs néerlandais viennent de s'engager à vendre des animaux castrés sans douleur dès le début d'année 2009. Cette décision alarme Henri De Thoré : "C'est dangereux. Ils n'ont pas vraiment de solution adaptée. Si un pays européen s'engage dans cette voie, il fera tout pour que les autres s'engagent également afin de ne pas subir de distorsions de concurrence". Une étude européenne est en cours pour inventorier toutes les pratiques possibles. Elle sera rendue en fin 2009 pour des discussions courant 2010.

La densité en élevage remise en question

Les associations militent également pour l'augmentation de l'espace alloué à chaque porc en engraissement. "C'est l'enjeu le plus fort pour les éleveurs". La Commission européenne a commandé une étude sur la surface et le type de sol. "La France, notamment la Bretagne, a la plus forte proportion, en Europe, d'élevages sur caillebotis. Toute augmentation de surface par porc à l'engrais aurait des conséquences sur le coût de production ou sur la diminution des effectifs. Quand on connaît la difficulté à obtenir des autorisations de construction…" Sur ce sujet aussi, l'étude sera achevée en 2009.
Un étiquetage des viandes à la consommation, mentionnant les normes de bien être, est également envisagé. L'objectif est d'informer le consommateur et de promouvoir un type d'élevage. Henri De Thoré met en garde contre l'accumulation des contrôles et dénonce le manque de lisibilité pour le consommateur, perdu entre les différents labels, appellations ou critères de qualité. Un rapport est également dans les tuyaux sur les conditions d'abattage. Prévu pour la fin d'année, des mesures pourraient être adoptées dès 2009.

Bernard Laurent

 

Photo : La durée du transport pourrait être limitée à 8h, chargement compris.

Une durée de transport limitée à 8 heures

Le nouveau règlement sur le transport, en application depuis un an, est déjà contesté. Les ONG souhaitent limiter la durée du transport à huit heures, chargement compris. "Cette mesure est susceptible de déséquilibrer les marchés du vif, des porcelets ou des reproducteurs. Elle constitue une menace pour les zones à faible densité d'élevage". La diminution de la densité à 235 kilos/m2 et le maintien de températures moyennes dans les camions sont également demandées. "Ces mesures impacteraient fortement le coût du transport". Un rapport sur le sujet, commandé par la commission, sera rendu à la fin 2008.

Les Pays Bas s'engagent sur la castration

"Personne ne se satisfait réellement de la castration mais nous n'avons pas, actuellement, d'alternative". La solution idéale doit pouvoir être mise en place par l'éleveur, sans recours à un vétérinaire, pour des raisons de coût et de sécurité sanitaire. Elle doit constituer une véritable avancée en matière de bien être animal et doit impérativement être acceptée par le consommateur. "Aucune méthode ne répond à toutes ces conditions". Le problème de la castration est abordé de diverses manières dans les pays européens selon la pression des médias. L'expérience de non castration au Danemark n'est pas concluante. Elle expose à des problèmes commerciaux. Sous la pression de la grande distribution, les producteurs néerlandais viennent de s'engager à vendre des animaux castrés sans douleur dès le début d'année 2009. Cette décision alarme Henri De Thoré : "C'est dangereux. Ils n'ont pas vraiment de solution adaptée. Si un pays européen s'engage dans cette voie, il fera tout pour que les autres s'engagent également afin de ne pas subir de distorsions de concurrence". Une étude européenne est en cours pour inventorier toutes les pratiques possibles. Elle sera rendue en fin 2009 pour des discussions courant 2010.

La densité en élevage remise en question

Les associations militent également pour l'augmentation de l'espace alloué à chaque porc en engraissement. "C'est l'enjeu le plus fort pour les éleveurs". La Commission européenne a commandé une étude sur la surface et le type de sol. "La France, notamment la Bretagne, a la plus forte proportion, en Europe, d'élevages sur caillebotis. Toute augmentation de surface par porc à l'engrais aurait des conséquences sur le coût de production ou sur la diminution des effectifs. Quand on connaît la difficulté à obtenir des autorisations de construction…" Sur ce sujet aussi, l'étude sera achevée en 2009.
Un étiquetage des viandes à la consommation, mentionnant les normes de bien être, est également envisagé. L'objectif est d'informer le consommateur et de promouvoir un type d'élevage. Henri De Thoré met en garde contre l'accumulation des contrôles et dénonce le manque de lisibilité pour le consommateur, perdu entre les différents labels, appellations ou critères de qualité. Un rapport est également dans les tuyaux sur les conditions d'abattage. Prévu pour la fin d'année, des mesures pourraient être adoptées dès 2009.

Bernard Laurent



Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 11 au 18 Avril 2008
Imprimer l'article Imprimer l'article



Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 10765 depuis 1997)