Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 56 | Article n°8279 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 30 juillet 2010) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Morbihan (56)
Session Chambre : Réglementation Phosphore en attente d'une directive stabilisée
 

Un bilan phosphore équilibré en Morbihan

La réduction des effectifs bovins et porcins de 15% en 7 ans, la résorption des excédents en volaille, la généralisation de l'alimentation phytasée et la baisse de la fertilisation minérale (50 kilos par hectares en 1998, 11 kilos en 2006) ont permis d'atteindre un équilibre entre les apports et les exportations de phosphore sur l'ensemble du département. Même si cette tendance des apports est à la baisse, il existe encore des disparités entre cantons (Baud, Pontivy, Locminé en excédent) et entre exploitations. Les élus déplorent que l'administration, malgré le travail effectué depuis quatre ans, n'ait toujours pas réussi à élaborer une réglementation stable et lisible par les éleveurs. Ils demandent donc une application pérenne du dispositif négocié avec le ministère de l'Écologie qui considère l'équilibre de fertilisation atteint avec des apports compris entre 70 kilos et 100 kilos par hectare sur l'ensemble de la surface épandable de l'exploitation. Ils demandent également l'application de mesures compensatoires pour la volaille, notamment pour les élevages de dindes fortement pénalisés par la modification des normes Corpen. La profession souhaite enfin engager une réflexion pour exporter les effluents riches en phosphore vers des cantons déficitaires (Sud du département essentiellement) de manière à les valoriser et de prévenir tout risque de dégradation de la fertilité des sols.

L'IPPC: une surenchère réglementaire

L'IPPC est une directive européenne qui vise à réduire les émissions polluantes et à réduire les consommations énergétiques. Elle s'applique aux grandes installations industrielles et aux élevages de porcs de plus de 2000 places de charcutiers (+30 kilos) et aux élevages de volailles de plus 1300 m2. 535 exploitations sont concernées dans le département. Elle impose un bilan décennal et la mise en place des "Meilleures techniques disponibles" pour atteindre l'objectif initial de réduction des pollutions. Le bilan consiste à noter les exploitations (de 1 à 20) sur une dizaine de paramètres tels que l'alimentation, le logement, l'eau ou l'épandage. Cette notation permet un classement en trois catégories avec un catalogue de prescriptions nouvelles dans les arrêtés d'autorisation. L'avis des professionnels sur cette directive est sans équivoque. Les grilles de notation ne sont pas un outil fiable d'évaluation et peuvent mettre en péril l'avenir d'une exploitation. Le seuil de 1300 m2 en volaille est bien trop faible (0,5 UTH) et doit être relevé. Ils demandent donc une approche réaliste et surtout concertée pour la mise en œuvre de ce dispositif. Laurent Cayrel, préfet du département, a reconnu que plusieurs notions de la directive devaient être effectivement précisées pour sa bonne application.


Bernard Laurent

10% à 15% des éleveurs de porcs en sursis

Les fonds d'allègement des charges financières (400 000 €) et les prêts de trésorerie (950 000 €) accordés au Morbihan ne suffiront pas à sauver la totalité des éleveurs de porcs victimes de la crise actuelle. Les indicateurs bancaires sont globalement stables. Les éleveurs ont eu recours à d'autres leviers: l'allongement des délais de paiement chez les groupements ou chez les fabricants d'aliment. L'anticipation des demandes de prêts Pac ou la vente anticipée de céréales ont également permis de faire face à l'urgence. Le problème est simplement décalé. Compte tenu de ces éléments et des distorsions de concurrence qui continuent de peser sur la rentabilité des élevages, les élus estiment indispensable la poursuite des restitutions et du stockage privé. Ils demandent également que soient revues les conditions d'attribution des aides Fac, actuellement trop restrictives notamment sur les critères d'endettement. Ils demandent enfin le recours à l'étiquetage "viande française" et la mise en place d'un observatoire des prix.

Thierry Kerautret, ici aux côtés d'Yves Le Gourrierec, quitte ses fonctions de directeur de la Chambre. Il va prendre, avec un associé, la direction d'une entreprise de menuiserie et d'agencement intérieur à Plescop. Hervé Cadoret, directeur adjoint chargé du développement prend sa succession à la direction de la Chambre.


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 4 au 11 Avril 2008
Imprimer l'article Imprimer l'article



Musée de l’école rurale de Trégarvan (29) / Au porte-plume et à l’encre violette





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 10765 depuis 1997)