
Les abeilles sont surtout connues pour leur production de miel et moins pour leur rôle pollinisateur des plantes, qu'elles soient cultivées ou non. La pollinisation permet d’obtenir des graines et des fruits pour de nombreuses espèces cultivées et sauvages. En ce qui concerne le colza, l’Inra a déterminé que les pollinisateurs contribuent à 50% au rendement de la culture. Leur contribution à l’alimentation humaine est très importante : elle représente 35% de la production alimentaire mondiale.Sensibiliser les agriculteursLa floraison des colzas a démarré dans notre région avec quelques semaines d’avance et cette fleur est très appréciée des abeilles et des insectes pollinisateurs. En cas d’utilisation de produits phytosanitaires, il suffit de quelques mesures de précaution et de bon sens pour sauvegarder ces auxiliaires de l’agriculture. La première chose à faire c’est d’observer sa culture : pas de problème – pas de traitement ! Par exemple, si on observe des mélighètes dans une parcelle et que le colza démarre sa floraison, il n’y a plus besoin de traiter. Si, au contraire, l’intervention est nécessaire, il faut bien choisir son produit avec la « mention abeille » et respecter les doses prescrites sur les emballages. Il est rappelé que les mélanges de familles de produits sont interdits. De plus, pendant ces périodes, un délai de 24 h doit être respecté entre un traitement insecticide et un traitement fongicide.
Traiter en fin de journée
Il est impératif de traiter en dehors de la présence des abeilles et le meilleur moment pour le faire c’est la fin de la journée. En effet, les butineuses sont rentrées à la ruche et le produit appliqué sur la culture sera déjà partiellement résorbé le lendemain matin quand les abeilles reviendront sur les plantes. Par ailleurs, il est préférable de traiter en l’absence de vent pour éviter les dérives de produits sur les haies et les talus voisins.
Raymond Emeillat
Chambre Agriculture 29
L'Inra a déterminé que les pollinisateurs contribuent à 50 % au rendement de la culture.