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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Lapins | Article n°8222 |
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Lapin / Assemblée générale du Gaelap - Solidarité et soutien des producteurs
 
Le marché difficile du lapin, en 2007-2008, a été au cœur de l'assemblée du Gaelap. La flambée des cours des matières premières et le tassement des prix de vente créent un déséquilibre de trésorerie important dans les élevages. La maîtrise du volet sanitaire et l'amélioration des performances restent deux axes de travail du groupement. Les taux de mortalité ont baissé en engraissement et le nombre de kg de lapins vendus par IA progresse. Par contre, l'indice de consommation se détériore, ce qui est très préjudiciable dans le contexte actuel d'augmentation du prix de l'aliment.

Améliorer les prix

La principale préoccupation reste le maintien des débouchés et la défense des prix de reprise. "Nous avons rencontré les abattoirs et expliqué à diverses reprises les hausses de charges opérationnelles subies par les éleveurs. Les résultats de ces rencontres sont insatisfaisants et nous poursuivrons nos démarches", explique Alain Guillotel, président du Gaelap. Les producteurs de lapins se retrouvent dans la même situation qu'en production porcine avec un problème identique de ciseau des prix.
Des producteurs de porcs présents dans la salle ont d'ailleurs expliqué les démarches entreprises en direction des Pouvoirs Publics. Les responsables des groupements cunicoles ont aussi noué des contacts avec les directeurs de cabinet des ministères, avec la volonté de se caler sur les aides publiques FAC et de mettre en place une cellule de crise régionale.

Ajuster la production

"La situation de crise est exceptionnelle. Nous nous engageons autour de trois mots clés : être solidaires, soutenir et fédérer", poursuit le président. La solidarité entre producteurs va se concrétiser par des "sauts de bande" pour réduire les volumes sur les semaines qui viennent et faire en sorte que tous les lapins soient enlevés dans les élevages. La démarche a été expliquée par Pierre-Arnaud Wacquez, de Sanders Bretagne.
Concrètement et de manière programmée, les femelles ne seront pas inséminées, sur une bande. Ce sera l'occasion de trier et de réformer les femelles qui ont des soucis sanitaires ou de moindres performances.      
Ce saut de bande sera accompagné financièrement par une aide de 3 euros par cage-mère, correspondant au besoin d'aliment sur la période de 6 semaines. Versée par le Gaelap, cette aide de 3 euros sera complétée par une aide de 1,50 euro par cage-mère, représentant la perte de revenu. Au total, chaque producteur recevra donc 4,50 euros/CM. Ces aides seront financées par les ristournes du groupement.

Soutenir les trésoreries

La solidarité entre éleveurs sera complétée par des mesures de soutien. "Nous avons évalué l'accompagnement de trésorerie nécessaire autour de 100 euros par tonne de lapin produite en 2007", indique Eric Guillermic, directeur du Gaelap. Pour un élevage de 400 CM, cela correspondra environ à 7 000 euros d'avance de trésorerie qui seront remboursés sur les 16 bandes suivantes au taux de 6 %.
Le soutien doit aussi s'exprimer sur le plan humain, pour garder le moral et passer le cap de la crise. "Les éleveurs sont bien seuls dans leur élevage à faire face aux problèmes techniques, financiers et humains", confie Sonia Deshayes, vice-présidente. Tout sera mis en œuvre pour que les éleveurs qui le souhaitent puissent parler de leurs problèmes avec les responsables.
"Dans ces moments d'incertitude, il faut fédérer et unir nos forces, plus que jamais", ajoute Alain Guillotel. "Avec la création de Celtalliance, qui rassemblera les éleveurs du Gaelap et ceux de la section lapins de la Cecab, nous avons la volonté d'accompagner la cuniculture bretonne et tout particulièrement les éleveurs".

Patrick Bégos

Photo : Pour réduire la production, les éleveurs vont réaliser "un saut de bande", en retardant les inséminations de 6 semaines.  


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Date de l'article : semaine du N° du 21 au 28 Mars 2008
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