Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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LAIT / Un coût de revient moyen de 14 euros/1000 L - Les Cuma désileuses font parler d’elles
 
Elles sont désormais 36, les Cuma désileuses automotrices en Bretagne, avec toujours une large prédominance de l'Ille-et-Vilaine (28 dans le département, soit plus du quart de l'effectif national). Et le système intéresse, rien qu'à en juger par l'affluence qu'ont enregistré les deux journées de démonstration organisées, les 4 et 6 mars derniers, par les Cuma de Bretagne à Guipry (35) et Crédin (56). Venant de Bretagne mais aussi de bien plus loin, environ 350 personnes ont ainsi fait le déplacement afin de voir plusieurs machines fonctionner et prendre contacts.
"Il y a des attentes, confirme Domique Guého, de la FdCuma 56, que ce soit pour perfectionner ses rations, pour améliorer les performances du troupeau ou pour maîtriser ses charges de mécanisation". À ceux que le coût d'investissement rebute d'emblée (pour une automotrice, à ce jour il faut compter entre 100 000 et 130 000 euros), les FdCuma 35 et 56 répondent coût de revient : ce dernier oscille entre 7 et 23 euros les 1000 litres (donnée Ille-et-Vilaine), les postes de charges augmentant le plus étant le carburant (16 %) et la main-d'œuvre (31 %). L'activité d'une désileuse automotrice en Cuma coûte en moyenne 47 000 euros par an, main-d'œuvre comprise (donnée Ille-et-Vilaine). Le poste main-d'œuvre varie fortement d'une Cuma à l'autre selon que l'on opte pour la distribution de l'alimentation par les adhérents eux-mêmes ou bien par un salarié à temps partiel ou à temps complet. Quant au poste carburant, la facture dépend de la distance sillonnée par la désileuse : au sein du laitier département d'Ille-et-Vilaine, elle atteint en moyenne une trentaine de km (entre 25 et 45).

Des quotas variés

Toujours en Ille-et-Vilaine, les élevages ayant opté pour la Cuma désileuse automotrice sont de tailles variées : les quotas vont de moins de 195 000 litres à 705 000 litres. Quant aux litrages totaux des groupes, ils oscillent de 2,8 à 5,8 millions de litres de lait. Parmi les motivations de ceux qui ont franchi le pas en adhérent à une telle Cuma, on trouve le gain de temps, la satisfaction de distribuer une ration de qualité, l'assurance d'un travail fait même en cas de maladie, le gain de temps libre, la réduction de la pénibilité du travail, la diminution des coûts et le fait d'appartenir à un groupe.
Enfin, côté machines (voir les caractéristiques listées ci-après), 43 % des groupes d'Ille-et-Vilaine ont opté pour un système vis horizontale, et 48 % pour un système vis verticale, soit des proportions assez proches, l'important étant de toujours bien maîtriser le temps de mélange et d'ajouter suffisamment de fibres longues (paille) pour respecter la bonne fibrosité de la ration. Pour des conseils en la matière ou pour l'organisation à mettre en place au sein d'un groupe, les FdCuma peuvent intervenir.

Anne-Laure Lussou

Retrouvez le  tableau des principales désileuses mélangeuses automotrices disponibles en France dans le format PDF.

Photo : En Ille-et-Vilaine, le département où le système est le plus répandu, les élevages adhérents sont de tailles variées (quotas de moins de 195 000 litres à 705 000 litres). 


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Date de l'article : semaine du N° du 14 au 21 Mars 2008
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