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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°8174 |
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PORC / -0,1 d’I.C rapporte 3,5 ct/kg de carcasse - Se concentrer sur la technique
 
Malgré les dernières hausses, la production porcine est toujours en crise. Les éleveurs voient les clignotants économiques virer au rouge. Les trésoreries continuent à se dégrader. À cela, une double raison : la forte hausse du prix de l’aliment couplée à la baisse du prix du porc. En 18 mois, un élevage de 200 truies a perdu entre 100 et 125 000 euros.
Sur tous les postes, les éleveurs « serrent les boulons ». Les améliorations techniques sont encore très nettes en 2007. Avec la flambée du prix de l’aliment, le coût alimentaire représente près de 64 % du prix de revient, au lieu de 54 % en 2005/2006. Dans un tel contexte, l’indice de consommation prend toute son importance. Il s’améliore très régulièrement depuis trois ans pour descendre à 2,98 en 2007 (voir graphique).

Pilier de la rentabilité

Améliorer l’IC global de 0,1 permet de dégager 3,5 ct d’euros par kg de carcasse avec un prix d’aliment de 265 euros/T (au lieu de 2,2 ct/kg en 2005/2006 avec un prix d’aliment à 165 euros/T). L’évolution de la grille de classement a provoqué une adaptation nécessaire, parfois très bénéfique sur les choix d’alimentation.
Malgré cette amélioration d’ensemble, les écarts d’IC restent importants. Le quart supérieur des éleveurs s’affiche à moins de 2,88 et le quart supérieur à plus de 3,11.  Entre ces extrêmes, l’écart théorique s’élève à près de 0,17 euro par kg de carcasse dans le contexte actuel de prix d’aliment.
La technicité n’est pas forcément suffisante. Mais, elle permet de limiter les pertes durant la crise. Sur quelques années, c’est un pilier de la rentabilité. De même, les banques et fournisseurs s’engagent plus facilement auprès des exploitations qui affichent un bon niveau de coût de revient.

Repartir plus vite

Comme dans de nombreux secteurs d’activité, les gains de valeur ajoutée apportée par la technicité sont en partie absorbés par la pression sur les prix. Sur le plan collectif, ce constat aboutit à remettre en cause la quête permanente de l’amélioration de la performance. Par contre, à titre individuel, ne pas s’engager dans l’amélioration technique condamne l’exploitation à moyen terme. Car, la course en tête ne s’arrête pas. Elle met la pression sur l’ensemble des producteurs. Un bon niveau technique permet aussi de repartir plus vite au moment de la sortie de crise.
D’autres facteurs, parfois dépendants du niveau de technicité, influencent également la pérennité des exploitations porcines. C’est le cas de la solidité financière. Les marges de manœuvre des éleveurs sont bien sûr insuffisantes face à la crise des matières premières. Le salut passe obligatoirement par la remontée des cours.
En attendant, la reprise des investissements qui se dessinait est bloquée. Le vieillissement de l’outil de production reste une menace insidieuse pour l’avenir de la production porcine bretonne.

Georges Douguet
CER France Côtes d’Armor

 

La gestion de crise s’installe

Toutes les exploitations porcines perdent de l’argent depuis octobre 2007. Les plus fragiles affichent une marge brute négative sur une période déjà trop longue. 
Les réserves ne seront pas suffisantes pour compenser les pertes. Les exploitations les plus solides traverseront la crise. Qu’en sera-t-il de l’exploitation  moyenne ? Des récents investisseurs en général et des jeunes agriculteurs en particulier ? Les exploitations fragiles à la sortie de la crise de 2004  se retrouvent à nouveau en difficulté.
Les dettes à court terme s’accumulent. Elles dépassent le seuil traditionnel d’ouverture de crédit d’où, un engagement « forcé » des fournisseurs notamment d’aliment.
C’est dans ce contexte que démarrent les différentes procédures d’aides attendues par les éleveurs. Plusieurs centaines d’exploitations se sont déjà inscrites dans la procédure d’aide publique FAC et prêts de crise. De leur côté, les fournisseurs d’aliment et banques ont déjà mis en place des prêts de crise ou vont compléter la procédure publique. De même, la mise en place de la caisse CAT (ex stabiporc) va bientôt démarrer au sein des groupements.
La gestion de crise devrait permettre de traverser un premier semestre très délicat. Pour les situations les plus tendues, la solution sera plus difficile à trouver. Rappelons qu’il n’y a pas encore de plan de cessation en dehors des procédures «bassins versants en contentieux».
Le printemps 2008 sera fondamental pour arriver à stopper l’hémorragie. Un minimum de 1,45 à 1,5 euro au cadran serait nécessaire. Car, les nouvelles en termes de prix d’aliment ne sont pas rassurantes. Toute crise se solde par une diminution du nombre de producteurs et un ré-endettement des exploitations. Malgré ce constat, toujours identique, la production repart sur le même schéma ! Pourquoi ne pas mettre à profit les discussions sur l’évolution de la Pac pour imaginer de futurs outils de gestion de crise qui permettraient de mieux gérer ces cycles infernaux ?

 

Légende : Évolution de l’indice de consommation


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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Mars 2008
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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