
Aujourd'hui, la moyenne Contrôle laitier du Finistère est de 8 000 kg de lait par vache. "15 % des élevages produisent plus de 9 000 kg par vache et 50 élevages finistériens affichent plus de 10 000 kg par vache", a cité André Coat, directeur technique du Contrôle laitier, avant de creuser un peu plus les dessous de ces chiffres.
Au-delà de ce seuil symbolique des 10 000 kg, le Contrôle laitier observe que les vaches fortes productrices consomment 600 à 700 g de fourrage pour produire 1 litre de lait alors que la vache à 7 000 kg présente un "rendement fourrager" de 1 kg/litre de lait produit. Par contre, vaches à 7 000 ou à 10 000 kg mangent en moyenne toutes les deux leurs 2 tonnes d'herbe par an.
"S'il n'est pas nécessaire d'avoir une mélangeuse pour faire 10 000 kg", comme le précise André Coat, produire 10 000 kg de lait par vache suppose cependant davantage de concentrés. Et si la part de fourrages diminue proportionnellement quand la production augmente, le coût alimentaire aux 1 000 l a tendance à monter quand la production par vache atteint de hauts niveaux. "La marge lait aux 1 000 l baisse quand la production augmente. C'est le fait d'un produit viande inférieur", explique encore le Contrôle laitier faisant remarquer une tendance identique au niveau du résultat courant.
Autre observation du Contrôle laitier : le niveau génétique de la vache à 8 000 ou à 10 000 est sensiblement le même. "Les index sont légèrement supérieurs dans les troupeaux à 10 000 kg. Mais c'est l'effet troupeau qui explique l'essentiel des différences de production".
Enfin, à noter, sans véritable surprise, que les performances de reproduction ne sont pas aussi bonnes chez les fortes laitières. En moyenne, la réussite à l'insémination est inférieure de 5 points et l'intervalle vêlage-vêlage est supérieur de 10 jours chez la forte productrice.
Photo : Vache à 7 000 ou vache à 10 000 kg mangent en moyenne toutes les deux leurs 2 tonnes d'herbe par an.