
Le syndicat Holstein Finistère a tenu son assemblée générale à l'hippodrome de Landivisiau. Pas étonnant qu'une telle structure, fortement impliquée dans l'organisation des concours, ait invité Sébastien Geollot, vétérinaire au GDS 29, pour parler de FCO (fièvre catarrhale ovine). "Pour l’instant le Finistère est indemne, mais le risque de contamination est élevé pour cette année". Une menace qui inévitablement pourrait peser sur l'organisation des concours, comme l'illustre l'annulation du National Prim'Holstein qui devait se dérouler au mois de juin 2008 à Niort.
Un calendrier bien rempli
Pour l'heure, les autres concours restent à l'affiche. Notamment celui de Paris auquel participeront deux élevages finistériens. Puis suivra le traditionnel rendez-vous du Festival de l'élevage à Quimper, les 15 et 16 mars, avec un concours jugé par un anglais, J. Grimonth, responsable des inspecteurs au herd-book."En octobre, le concours régional Prim'Holstein sera organisé à Pontivy. Cette date n’est pas forcément la meilleure, vu la proximité avec le Space et le départemental de Morlaix. C’est aussi une période d’ensilage. Nous comptons toutefois sur une délégation d’éleveurs finistériens", a insisté le président.Plus localement, se déroulent tout au long de l’année de nombreux comices : 12 au total. C’est un point de départ pour des éleveurs désireux de confronter leurs animaux dans une ambiance conviviale. "C'est aussi un tremplin pour découvrir des éleveurs et des animaux pour les concours de plus grande importance", tient à souligner P. Cabon.
Au-delà des concours, à noter la création d’une section jeunes éleveurs. "Ces jeunes éleveurs expriment leur motivation, leurs besoins et leurs idées. La proposition d’avoir un jeune éleveur au conseil d’administration semble très intéressante", pensent les responsables.
De 1 700 à 2 600 euros
En début d’après-midi, Jean-Yves et Maryvonne Rannou (Plouvorn) et Yvonne et Jean-Henri Ropars (Loc-Eguiner) ont présenté une famille de vaches de leur élevage. "Il s’agit de mettre en avant l’intérêt du travail de sélection dans les troupeaux", ont expliqué les responsables du syndicat.
C'est par une vente aux enchères, animée par Génisse Bretagne et l'Urcéo, que s'est poursuivie l'après-midi. Sur les 23 vaches et génisses gestantes mises à la vente, 21 ont trouvé acquéreur entre 1 700 euros et 2 600 euros. Un nombre non négligeable d'animaux ayant été achetés par un commerçant de la Manche spécialisé en génisses amouillantes et vaches en lait.
Didier Le Du
Photo : La vente organisée par Holstein Finistère a attiré un public nombreux.