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Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 22 | Article n°8094 |
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Côtes d'Armor (22)
NORMANDE / Pour relancer le développement de la race - Objectif séduction
 
Ne pas laisser passer l'opportunité qui se présente, un contexte favorable à la production laitière, d'inviter de nouveaux éleveurs à opter pour la race Normande compte tenu de ses atouts multiples : c'est l'idée qui taraude les responsables du syndicat Normande 22, réunis en assemblée générale mercredi 6 février à Plouguenast (réunion organisée par un groupe d'étudiants de BTS à la Ville Davy, Quessoy). Dans le département, le nombre de vaches normandes enregistrées au Contrôle laitier est de 12 000, soit un effectif en stabilité et qui représente 10 % du nombre total de laitières.
Les inséminations sont, certes, en légère progression chez les génisses, mais cela n'est pas propre à la race Normande. Un autre élément perturbe les adhérents du syndicat : le fait que, lors d'un changement de race, de nouveaux potentiels éleveurs oublient l'option "Normande". Désir d'élever une race nouvelle, alors que la Normande est souvent synonyme de la race des aïeux ? Crainte de performances moindres ? "Les qualités de la Normande ne sont pas assez reconnues, martèle Christian Guilbert, président du syndicat. Il nous faut davantage communiquer sur la qualité de ses produits. Il y a toute une culture de la communication à développer."

40 euros de marge en plus

Une communication à baser sur des éléments concrets : d'après une étude du CER France 22 présentée par l'un des étudiants de La Ville Davy, la marge brute, par 1000 litres de lait vendus, atteint ainsi 264 euros en race Normande contre 223 euros en race Prim'Holstein (données du premier semestre 2007). Soit un écart de 40 euros, découlant d'une part de produits (lait, réformes, veaux) mieux vendus et d'autre part de coûts fourragers en moyenne inférieurs. Pour l'avenir, les éleveurs du syndicat se positionnent, en vue d'améliorer cette marge, pour un paiement du lait valorisant davantage les taux. "Dans ces conditions, même si, demain, le prix du lait fluctue davantage comme cela est le cas dans les pays sans quota, l'éleveur normand continuera de se faire une marge lorsque le prix de base sera faible", note David Lebullenger, technicien de la FNOB.Élevage choisi par le syndicat départemental pour la visite annuelle des adhérents, le Gaec de la Grouge illustre les résultats possibles en Normande : à la tête d'un troupeau de 70 laitières 100 % Normandes à Plouguenast, Jean-Claude et Éric Boishardy dégagent une marge brute de 275 euros les 1000 litres, la totalité des produits étant supérieurs à la référence. Les éleveurs choisissent notamment de très bien finir les réformes afin de profiter du caractère mixte de la race.

Anne-Laure Lussou

Photo : David Blanchard, Christian Guilbert, trésorier et président du syndicat départemental, et l'un des élèves de La Ville Davy ayant pris en charge l'organisation de l'AG dans le cadre d'un projet de communication. 


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Date de l'article : semaine du N° du 8 au 15 Février 2008
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