
C ’est dans les Côtes d’Armor que s’est déroulée la semaine dernière une session nationale porc, organisée par Jeunes Agriculteurs. « Notre objectif est de rassembler des représentants de jeunes producteurs des différentes régions de production porcine », expliquent la Costarmoricaine Carole Joliff et le Finistérien Claude Guisquet, tous deux responsables de la section nationale porcine au sein des Jeunes Agriculteurs.
Bien évidemment, la crise était au cœur de leurs préoccupations au cours de ces trois jours, « les jeunes sont d’autant plus fragilisés qu’ils ont subi cette crise sans avoir pu bénéficier de bonnes périodes avant ». De fait ils ont accueilli les mesures de soutien avec un certain soulagement, même si cela ne règle pas tous les problèmes.
Mieux gérer les marchés
Mais c’est surtout en terme de réflexion qu’ils ont voulu aborder les causes et les conséquences de cette crise. « Nous voulons envisager de nouveaux outils de gestion du marché pour éviter de retomber dans des crises aussi profondes qu’aujourd’hui ». Pour étayer leur réflexion ils se sont notamment rendu au MPB, rencontrant président et directeur, à Uniporc pour mieux appréhender les outils techniques (pesée , classement) qui préservent l’équité entre les producteurs, mais pas encore appliqués avec la même rigueur dans toutes les régions. Ils ont également reçu Joseph Rousseau, le président du Cerafel, sur l’organisation de la filière légumes. « Pour voir comment certains éléments de cette expérience pourraient s’appliquer à la production porcine ». Le directeur d’Inaporc est également intervenu pour expliquer le rôle et les difficultés de l’interprofession.
Pas de conclusions hâtives, mais la volonté de faire évoluer l’organisation de la gestion du marché et de la production dont ils perçoivent quelques dysfonctionnements. Des jeunes qui devaient au terme de ces trois jours, établir un catalogue d’idées, sinon pour révolutionner la filière, mais tout au moins la faire se remettre en cause. Le nouveau contexte et les nécessaires évolutions ne pouvant selon eux réellement s’opérer qu’avec l’engagement d’une nouvelle génération de responsables.
Pierre Dénès
Photo : Les jeunes lors de la session nationale Jeunes Agriculteurs à Plérin