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On en parle. Après chaque crise sectorielle, accident climatique ou catastrophe sanitaire venant mettre à mal l’agriculture, l’idée d’une assurance pour le revenu revient. Et l’on en parlera de plus en plus car le contexte dans lequel évolue désormais l’agriculture n’est plus le même. Ce qui a changé c’est l’incertitude sur les prix, ce que les économistes appellent la volatilité des prix en agriculture. Deux raisons principales à ce changement : d’une part, le réchauffement climatique avec des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents qui ont des incidences sur les récoltes mondiales, en abondance ou en pénurie et d’autre part, la mondialisation qui fait que tout changement dans un pays à l’autre bout de la planète, a une répercussion sur nos marchés. Il n’est donc pas étonnant que dans les propositions de Michel Barnier pour le bilan de santé de la Pac, actuellement présentées et discutées dans le cadre des Chambres d’agriculture, figure l’assurance risques climatiques et sanitaires. Le ministre de l’Agriculture en a fait une communication au conseil des ministres du 31 janvier. Mais qui va payer ? La solution proposée est de transférer une partie des aides directes pour cet usage comme le prévoit déjà l’article 69 du règlement de la Pac, du moins pour les activités « contribuant à l’amélioration de la qualité de la production et de l’environnement ». La Fédération nationale bovine, pour sa part souhaite une aide de 300 euros/ha aux ruminants, au nom de ce même article et en vertu du rééquilibrage des aides entre éleveurs et céréaliers. Mais l’article 69 ne pourra pas répondre à toutes les demandes, « à la fois des producteurs d’ovins des producteurs de fruits et légumes... » prévient Denis Sibille de la FNB. Là est, en effet, le problème...
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