
Alors qu’un tassement de la production et de la consommation en viande bovine est attendu pour les prochaines années, l’année 2007 a contredit en partie le scénario prévu… pour l’instant. Selon l’Institut de l’élevage, la production de l’Union européenne à 27 a légèrement progressé de 1 % l’an passé, à 8,225 millions de tonnes équivalent carcasse (tec), soit 2 % de plus qu’en 2005. Deux facteurs expliquent cela : l’augmentation des abattages de mâles (+1,2 % en têtes) et la poursuite de l’augmentation du poids des carcasses.
Baisse des prix
L’année 2007 a également été marquée par une baisse des prix sur le marché européen. Ce phénomène a d’abord concerné la France, suite à l’abattage plus massif de jeunes bovins, puis a gagné le marché italien.
Conséquence de l’augmentation des disponibilités et de la baisse des prix, la consommation de viande bovine a progressé de 1 % en 2007 sur l’UE à 25. La demande a été particulièrement forte au Royaume-Uni (+ 3%) et en Allemagne (+ 2%). De son côté, la France a connu une augmentation de la consommation globale de viande bovine, de l’ordre de 1,5%. En revanche, les nouveaux pays entrants, Roumanie et Bulgarie ont vu leur consommation baisser en raison de la hausse des prix, liée à la fin des importations de viande brésilienne à faibles droits de douane. Au total, la consommation des 27 pays membres n’a progressé que de 0,2 %.
Importations en hausse sur l’UE à 25
Après une baisse en 2006, liée notamment à la fièvre aphteuse au Brésil, les importations européennes de viande bovine ont repris en 2007. Avec environ 545 000 tec selon les estimations, elles devraient dépasser de 10 % leur niveau de 2006 et de 3 % celui de 2005. Cependant, l’Institut de l’élevage souligne que sur l’UE à 27, elles ont baissé de 14 % (ou 90 000 tec) à cause des nouvelles règles douanières des marchés bulgares et roumains. Parallèlement, la chute des exportations européennes s’est poursuivie. Selon l’Institut de l’élevage, elles devraient chuter de 30 % en 2007 pour l’UE à 25.
Photo : En 2007, la France a connu une augmentation de la consommation de viande bovine de 1,5%, contrairement à l’évolution attendue pour les prochaines années.