
La situation vis à vis de la fièvre catarrhale ovine s’est pour le moment stabilisée sur la région. Un seul cas avéré en Bretagne. La vigilance reste cependant de mise. Mais la perspective de la disponibilité d’un vaccin dès le printemps semble se confirmer. C’est ce que révèle GDS France suite à une réunion du Comité national de suivi.Ainsi l'appel d'offre sur le vaccin sérotype 1 qui ne concerne pas directement notre région a été finalisé. Le vaccin de la société Fort Dodge est en cours d'obtention d'Autorisation Temporaire d'Utilisation (ATO). Il est prévu de disposer de doses permettant la vaccination d'un million de petits ruminants et 700 000 bovins. Cette vaccination qui portera sur quatre départements (32, 40, 64 et 65) et sur la Corse devrait débuter en mars prochain.
Des priorités
En ce qui concerne l'appel d'offre sur le vaccin sérotype 8, il n'est pas encore notifié. Mais le dossier avance également puisque le vaccin Intervet dispose d'une A.T.U, celui de Fort Dodge est en cours. Quant à celui de Mérial, le blocage du laboratoire de Pirbright en Grande Bretagne ne devrait pas permettre d'en disposer avant les dates initialement prévues.
De fait, en fonction des possibilités de production, entre la fin avril et la fin août, 30 millions de doses devraient être disponibles pour les bovins (possibilité de vaccination de 15 millions de bovins) et près de 12 millions de doses pour les ovins (possibilité de vaccination de 6 millions de petits ruminants). Il faut en effet deux injections par animal.
Dans ce cadre, la stratégie vaccinale envisagée se fixe un ordre de priorité :
- les animaux des 16 départements "historiques" (petits ruminants et bovins males et femelles reproducteurs), c’est à dire au Nord et à l’Est.
- les petits ruminants sur l'ensemble du territoire sur lesquels la mortalité est plus importante que sur les bovins.
- les bovins mâles reproducteurs sur l'ensemble du territoire ;
- les races locales à faible effectif ;
- les bovins femelles reproductrices sur l'ensemble du territoire.
Le dossier n’est donc pas totalement finalisé, et il apparaît d’ores et déjà que sur 2008, le nombre de doses ne sera pas suffisant pour vacciner l’ensemble des bovins du territoire.
L’acte de vaccination fait débat
Deux autres aspects importants concernent le volet financier et l’acte de vaccination. Selon les dernières informations, l’Union européenne pourrait prendre en charge 100 % du coût du vaccin et 50 % du coût de la vaccination. 50 % du coût de l’acte restant donc à la charge des éleveurs, avec éventuellement l’accompagnement d’un financement public ou autre. Concernant l’acte de vaccination, le ministère s’appuie sur les dispositions législatives et la position européenne pour qu’il soit pratiqué et certifié par des vétérinaires. La profession demande que les éleveurs puissent pratiquer la vaccination. Ce point reste donc en discussion.
Pierre Dénès
(source GDS Bretagne)
Photo : 30 millions de doses de vaccin devraient être disponibles pour les bovins