
Pas une réglementation supplémentaire mais une opération volontaire pour avancer vers une meilleure qualité de l'eau. C'est tout le sens du protocole de travail, signé mercredi, à la Maison du Lac, à Plabennec. Avec, entre autres, cet objectif : renouer avec une qualité bactériologique conforme à la production conchylicole soumise à des normes sanitaires plus draconiennes.Non pas que la qualité de l'eau soit mauvaise dans l'Aber Benoît. Mais comme sur beaucoup de bassins versants, quelques points rouges subsistent. Et pas question de "jeter la pierre à l'autre", comme l'a dit Jacques Jaouen, président de la Chambre d'agriculture. "S’il y a des problèmes, c'est la faute de tout le monde".
Autrement dit, "chacun a sa légitimité sur le territoire", comme le formule Jean-Luc Bergot, agriculteur sur Plabennec et membre de la Chambre.C'est sur ce message "d'avenir commun autour d'un potentiel économique et naturel collectif" que Louis Coz, président de la Communauté de communes de Plabennec et des Abers, s'est appuyé pour convaincre les différents acteurs de ce territoire (agriculteurs, industriels, conchyliculteurs, associations environnementales, tourisme, etc.) d'adhérer à la démarche. Avec aujourd'hui ce constat globalement partagé que "c'est ensemble et non les uns contre les autres que l'on avancera".
Concrètement, ce protocole de travail qui est une démarche volontaire permettra, en première étape, d'identifier les sources de contamination responsables d'une dégradation bactériologique de la qualité de l'eau. Que ce soit des sites industriels, des maisons individuelles (fosses septiques) ou des exploitations agricoles. "Pour l'agriculture, nous pensons que quelques diagnostics sur quelques-unes des 450 exploitations du bassin versant, complétées de mesures simples – par exemple, construction de talus en contre-pente – permettront d'éliminer les éventuelles sources de contamination agricole", conclut J.L. Bergot.
D. Le Du
photo : Le protocole de travail a été signé en présence du préfet, Gonthier Friederici.