
La fusion absorption de l'Association départementale pour l'aménagement des structures d'exploitations agricoles (Adasea) avec la chambre du Morbihan s'est motivée suite à l'érosion de la situation financière de l'association. En effet, l'Adasea accuse des déficits depuis deux ans (148 000 euros en 2005 et 25 000 euros en 2006) liés à la baisse des financements publics. "Nous voulions éviter le dépôt de bilan de la structure comme ça a été le cas dans des départements voisins, explique le président Yves Le Gourrierec à la session de la Chambre d'agriculture du Morbihan. Avec à la clé, le licenciement de personnel". Compte tenu des difficultés financières, les 12 salariés de l'Adasea avaient émis le souhait de fusionner. Côté syndicat, le ton s'accorde avec celui du président de la chambre. "C'est une bonne chose, déclare le président de la FDSEA Laurent Kerlir. Nous sommes optimistes pour l'avenir du dossier".
Reprise globale de l'Adasea
Le projet a été voté à l'unanimité lors de l'assemblée générale extraordinaire de l'Adasea du Morbihan le 8 novembre dernier. Avec pour conséquences le 1er janvier 2008, la disparition juridique de l'association après la transmission universelle de son patrimoine à la Chambre d'agriculture. Cette reprise globale (de l'activité et des actifs) s'effectue à coût fiscal nul. La composition du conseil d'administration ne sera pas modifiée. Par ailleurs, "la Chambre d'agriculture souhaite participer au réseau national et régional des Adasea".
Ce traité de fusion donne naissance au Comité d'orientation Odasea, l'Organisme départemental pour l'aménagement des structures d'exploitations agricoles (Odasea). L'organisme devra notamment assurer le suivi de la mise en œuvre des missions de service public, regroupé dans un service Chambre dénommé "service Odasea", avec des agents et un chef de service dédié. L'organisme devra aussi gérer l'information des organisations professionnelles à partir de l'Observatoire des installations de transmissions.
Les agents intervenant sur des missions non-conventionnées (conseils prestations) se redéploieront dans le service "Territoires et entreprises" de la Chambre d'agriculture, "en privilégiant une affectation dans les antennes décentralisées, pour renforcer les moyens au service de notre politique de proximité et des collectivités".
Bertrand Caro
À propos du Sdage…
Le futur Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (Sdage) devra être adopté avant la fin 2009. Il intégrera des objectifs environnementaux nouveaux définis par la directive européenne cadre sur l'eau (DCE). "Le contenu de ce document va marquer un tournant notable en matière de politique de l'eau en Bretagne, ont déclaré les représentants de la Chambre d'agriculture. La profession agricole (…) s'inquiète fortement des impacts économiques qu'auront ces nouvelles restrictions". Dans les points en contentieux, le manque de délai pour atteindre les objectifs fixées, notamment sur la prévention des risques phosphore."C'est une concentration sur un dossier complexe, arbitrée entre des intérêts divergents", a reconnu Laurent Cayrel, le préfet du Morbihan.
Légende : De gauche à droite, Laurent Kerlir (Pdt Fdsea), Philippe Charretton (Dir. Ddaf), Laurent Cayrel (Préfet), Yves Le Gourrierec (Pdt Chambre), Thierry Kerautret (Dir. Chambre) et Lucien Bourgeois (Apca), lors de la Session de la Chambre d'agriculture à Vannes.