
Depuis 2005, la Blonde d'Aquitaine a poursuivi sa progression (10 % de vaches en plus) en Bretagne. Toutes races confondues, le nombre de vaches allaitantes a, pour sa part, progressé de 3,9 % entre 2003 et 2005 dans la région. "La progression de la Blonde d'Aquitaine est à mettre à l'actif des éleveurs et de toutes les organisations oeuvrant à sa promotion et sa valorisation commerciale", a commenté le président de l'Association des éleveurs de bovins Blonde d'Aquitaine du Finistère et du Morbihan, Michel Riou, lors de son assemblée générale vendredi 23 novembre à Guiscriff. L'occasion de faire le point sur les activités du syndicat. Ce dernier regroupe actuellement 65 adhérents, soit un effectif en légère mais constante baisse, ce que déplorent ses responsables alors que de nouveaux arrivants seraient les bienvenus, notamment pour gonfler les effectifs lors des concours. Durant l'année dernière, outre l'organisation et/ou la participation aux concours, l'association a proposé à ses adhérents un voyage d'études, en juin, en Loire-Atlantique. Elle a également organisé des tournées de pointage en collaboration avec l'Upra.
Progression inégale en France
L'Upra, représentée par son président André Bouas et son directeur Lionel Giraudau, tenait justement son AG en même temps que celle de l'association. En France, les effectifs Blonds (données IPG) ont faiblement progressé depuis 2000, et l'ont fait de façon inégale : "les effectifs sont en hausse dans toutes les zones géographiques hormis l'Aquitaine et Midi Pyrénées", a rapporté Lionel Giraudau. Le Grand Ouest (Poitou - Charente, Pays-de-la-Loire, Centre, Bretagne et Normandie) enregistre la seconde plus forte progression (29 %) a- près l'Auvergne Limousin (+ 35 %). La population contrôlée, quant à elle, représente aujourd'hui 28 % de la population totale Blonde d'Aquitaine française. En terme d'élevages inscrits à l'Upra, on en dénombre 1301 en France (-1,4 % par rapport à l'année précédente) et 103 en Bretagne. 48 % des élevages inscrits se trouvent désormais hors berceau.
L'année 2006 aura en tout cas été exceptionnelle par le mouvement d'animaux inscrits, partis à l'export. Il a atteint le record de ces 10 dernières années. 548 animaux ont gagné leur ticket pour l'un des 15 pays ayant importé de la Blonde d'Aquitaine française. À noter un fort courant d'échanges vers les pays de l'Est (Tchéquie, Hongrie et Pologne). Difficile, néanmoins, de parier sur un maintien de ces bons résultats en 2007 compte tenu de l'importance de la menace "FCO".
Les responsables de l'Upra ont, enfin, évoqué le projet d'Organisme de sélection (OS), dont l'entrée en vigueur est prévue pour le 1er juillet 2008, ainsi que l'organisation du prochain Space, où la Blonde d'Aquitaine sera race à l'honneur. Les modalités de fonctionnement (jour du concours, effectifs et catégories d'animaux présentés, etc.) sont en cours de discussion avec les organisateurs du Space. Ne reste plus donc que quelques mois de patience avant de voir le "show Blond" investir l'arène rennaise.
Anne-Laure Lussou
Un frère, une sœur et 90 Blondes d'Aquitaine
L 'assemblée générale des deux structures s'est poursuivie par la visite de l'exploitation de Gwenaëlle Pérennec et Éric Buquen, les frère et sœur associés du Gaec de Kervoric à Le Saint (56). En plus d'une activité volaille, les deux éleveurs conduisent un troupeau de 90 vaches Blonde d'Aquitaine en système naisseur. La reproduction est assurée par quatre taureaux : un fils de Léo (à rentrer), Ragout (fils d'Influx, né à l'EARL Cransac, recommandé), Patoche (fils de Gambetta, né chez Alain Lerat) et Victorieux (fils de Serin et petit fils de Leprince, né chez Pierre Lennon). La conduite permet de bons résultats : 96 veaux vivants sur 97 vêlages (étalés sur toute l'année) et 100 veaux nés, soit un petit 4 % de mortalité. L'intervalle vêlage-vêlage atteint 396 jours.
Légende : Les responsables nationaux et locaux de la race se félicitent de sa progression.