Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " LES DÉPARTEMENTALES " | 29 | Article n°7919 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Finistère (29)
Organisations / Réforme de la Pac : La Chambre craint la seule loi du marché
 

Ce n'est une surprise pour personne. 2008 sera l'année qui permettra d'affiner la réforme 2003 de la Pac pour la période 2009-2012. Et la profession n'ignore pas moins la volonté de la commissaire à l'agriculture, Marianne Fischer Boel, de "torpiller la quasi-totalité des instruments de régulation des marchés mis en place dans les années 60", comme l'interprète Jacques Jaouen, président de la Chambre d'agriculture. "En clair, de vider la politique agricole commune de ce qu'elle a de plus essentiel".

L'heure est aux propositions

Le patron des agriculteurs bretons considère que "l'agriculture ne peut pas être livrée seule à la loi du marché". Autrement dit, les agriculteurs ne doivent pas se laisser griser par la vague actuelle du prix des matières premières dont on ne connaît pas la durabilité. Yvon Pouliquen, président de l'UDSEA, accorde ses propos dans le même sens avec encore plus de prudence : "Attention aux prévisions quand on sait que l'on n'a pas été capable, à 6 mois près, de voir l'évolution du marché laitier. En conséquence, conservons des outils en réserve pour pouvoir les réactiver quand il y aura inversion des tendances".
L'heure est donc à la mobilisation des élus sur ce dossier où les enjeux financiers pour les agriculteurs sont importants. Pas question, comme on l'a déjà vu, de se contenter d'une crispation de refus face à une réforme que chacun sait inéluctable. Jacques Jaouen comptant sur "l'influence de la France qui présidera l'Union européenne dès le 2e semestre 2008" pour orienter la réforme.
Mobilisation signifie propositions, comme l'ont évoqué les élus lors de la dernière session qui s'est tenue à Quimper, le 29 novembre.Avec, par exemple, cette attente clairement formulée concernant les aides directes prélevées dans le cadre de la modulation qui "doivent d'abord profiter aux paysans" au travers de ce qu'on appelle communément le second pilier de la Pac dans le jargon communautaire (environnement, qualité des produits…).  
"En lait, il faut commencer à travailler la contractualisation", a pour sa part dit Ronan Le Meur, en mettant aussitôt des garde-fous sur ce dossier délicat : "C'est la profession qui doit être force de proposition". Une profession d'autant plus à l'aise pour négocier que la pénurie crée des tensions sur le marché (on parle de plus de 100 euros/1 000 L d'augmentation pour le 1er trimestre 2008).

Revoir le modèle d'attribution des aides

Quant au projet de découplage total des aides, il est relativisé par le président. "Le découplage total ne changera pas fondamentalement les choses en Bretagne", assure-t-il, rappelant que c'est déjà le cas en lait et que le taux de découplage moyen est déjà de 77 % sur les exploitations bretonnes. "De plus, cela permettra à certains élevages d'échapper à la mise aux normes des bâtiments d'élevage en s'orientant vers d'autres productions". Et Thierry Merret, secrétaire général, d'y voir un autre avantage : "Le découplage va dans le sens de la simplification administrative".
Autre sujet de préoccupation abordé : la mutualisation-régionalisation des aides. En 2003, le dossier avait déjà soulevé quelques passions. Il revient au premier plan en 2008.
Pour rappel, les états-membres avaient la possibilité de retenir un modèle historique (DPU basé sur un montant de référence individuel), un modèle régional (DPU fondés sur des montants régionaux) ou une combinaison des deux systèmes. "Au fil du temps, il sera de plus en plus difficile de justifier des différences entre agriculteurs, en particulier dans le modèle historique", prévient Gwénola Floc'h-Penn, économiste à la Chambre d'agriculture. D'ailleurs, Bruxelles suggère clairement que les Etats membres doivent revoir le modèle d'attribution des aides en tendant vers une approche basée sur un taux plus uniforme au cours de la période 2009-2013.

Didier Le Du

 

Déficit de 400 000 €

La présentation du budget primitif 2008 de la Chambre d'agriculture fait apparaître un déséquilibre de 400 000 euros qui succède à une dégradation de même ordre en 2007. Cette situation conduit les responsables à "envisager les ajustements impératifs qui s'imposent". Une projection économique jusque 2013 va servir de fil conducteur au redressement de la situation. "Moyennant de nouveaux ajustements, l'équilibre sera rétabli avant 2010", promet Jacques Jaouen. Rappelons que le budget de la Chambre est financé à 50 % par les impôts sur les terres agricoles. Une hausse de 1,7 % a été validée pour l'imposition de 2008, soit + 122 000 euros pour un total encaissé de 7,2 millions d'euros.

 

Légende : Sous condition qu'elle soit force de proposition, la profession laitière se dit prête, en prévision à la disparition progressive des quotas, à travailler avec les laiteries sur la contractualisation. 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Décembre 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)