Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
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Fièvre catarrhale / Le premier cas en Bretagne : Le contrôle renforcé des mouvements d’animaux s’étend
 

Un cas de FCO en Bretagne, ce n’est pas vraiment une surprise dans la mesure ou sa progression vers l’Ouest a été constante depuis plusieurs mois. L’arrivée de l’hiver pouvait néanmoins laisser espérer un répit jusqu’au printemps prochain, avec la perspective de la mise sur le marché d’un vaccin contre le virus présent qualifié sérotype 8 au milieu de l’année 2008.
La réalité est donc autre puisqu’un cas a été confirmé courant de semaine dernière au Nord-Est du département d’Ille-et-Vilaine (Combourg). « Ce cas a été révélé sur un bovin d’une exploitation laitière suivie dans le cadre du réseau sentinelle qui a ainsi démontré son efficacité », note Philippe Hercouët, directeur des services vétérinaires en Ille et Vilaine et coordonnateur régional des services vétérinaires de Bretagne. C’est ce qui a conduit les autorités sanitaires à une extension de la zone réglementée à l’ensemble du département d’Ille-et-Vilaine et à une large partie de l’Est et du Sud des Côtes-d’Armor ainsi qu’au Nord-Est du Morbihan (voir détail hors texte).

Contraintes pour les mouvements

Concrètement pour les éleveurs de ces zones réglementées, ceci entraîne un certain nombre de contraintes lors des mouvements d’animaux. À l’intérieur de la zone, les mouvements d’animaux destinés à l’abattage, à l’élevage ou à  l’engraissement sont autorisés en l’absence de signes cliniques, en respectant toutes les autres dispositions sanitaires habituelles.
Les mouvements de la zone réglementée vers une zone indemne sont plus complexes.
Ainsi pour les animaux destinés à l’abattage, les mouvements sont possibles si aucun cas n’a été révélé dans l’exploitation dans les 30 jours, et pas de signes cliniques le jour du départ. Le transport doit être direct entre la zone réglementée et le lieu d’abattage, lequel doit intervenir dans les 24 heures suivant l’arrivée dans l’abattoir.
Lorsqu’il s’agit d’animaux de plus de 30 jours destinés à l’élevage ou à l’engraissement, les mouvements impliquent soit une protection contre les vecteurs (moucherons) en bâtiments fermés et protégés par désinsectisation pendant au moins 60 jours, soit un test sérologique négatif après une période de désinsectisation d’au minimum 28 jours  ou un test virologique après une période minimale de 14 jours de désinsectisation. Le véhicule de transport doit être désinsectisé avant le transport. Le passage par un centre de rassemblement implique, s’il est situé dans une zone réglementée, qu’il soit désinsectisé ;  la désinsectisation des animaux devant être poursuivie. Ces règles s’appliquent aussi pour l’envoi en pâture d’animaux d’une zone réglementée vers une zone indemne. Toutefois si le déplacement se fait sur une distance inférieure à 5 kilomètres il n’est pas demandé de test, ni de désinsectisation.

Pour les animaux de moins de 30 jours destinés à l’engraissement, les mouvements sont autorisés s’il  n’y a pas de signes de maladie. Les animaux sont désinsectisés avant le chargement, ainsi que le bâtiment de destination qui doit être fermé. La désinsectisation des animaux doit être maintenue pendant 60 jours après la mise en place.
 « Ce dispositif réglementaire va notamment avoir une conséquence immédiate pour les éleveurs situés dans la zone réglementée. Dans une majorité de situation, ils ne pourront pas vendre d’animaux destinés à l’élevage ou à l’engraissement vers la zone indemne pendant au minimum 3 semaines, le temps de pratiquer une désinsectisation et un test », explique Patrick Le Provost, directeur de l’Union Bretonne des GDS. Ce qui veut aussi dire que ceux qui ont l’intention de commercer dans les prochaines semaines doivent déjà prendre leurs dispositions.

Une caisse nationale de solidarité

Au final, ce sont de nouvelles contraintes et des précautions à prendre pour les éleveurs. En cas de doutes sur des signes pouvant laisser supposer une suspicion, ils doivent se rapprocher de leur vétérinaire. Les GDS sont aussi à  leur disposition pour leur apporter toutes les informations nécessaires et répondre à  leurs questions. Un numéro Azur a d’ailleurs été mis en place : 0 810 798 311.
Sur le dossier indemnisation, au niveau national une réflexion a été engagée pour la mise en place d’une caisse nationale de solidarité destinée à couvrir les épizooties majeures pour les espèces bovines, ovines et caprines. Sur la base du volontariat, une cotisation devrait être instituée. Ainsi pour la FCO, la cotisation 2008 de 0,5 euro par bovin, elle permettrait d’indemniser une partie des pertes liées aux frais de traitement à hauteur de 45 euros par bovins (maximum 20 % du cheptel) et 7 %  par ovin (maximum 30 % du cheptel). L’officialisation de cette caisse doit avoir lieu le 13 décembre.

Pierre Dénès

- La Zone réglementée : L’ensemble du département d’Ille et Vilaine. Pour les Côtes d’Armor la zone réglementée couvre l’arrondissement de Dinan, et les cantons de La Chèze, Lamballe, Langueux, Loudéac, Moncontour, Pléneuf-Val-André, Ploeuc-sur-Lié, Ploufragan, Plouguenast, Saint-Brieuc. Pour le Morbihan, la zone est restreinte aux cantons de La Gacilly, Guer, Josselin, Malestroit, Mauron, Ploërmel et La Trinité-Porhoët.

 

>>>>> En pratique

- Numéro AZUR pour la FCO :
0 810 798 311
- Site Internet des GDS
de Bretagne : www.gdsbretagne.fr
- No d’appel des GDS :
GDS 22 : 02 96 01 37 00 ;
GDS Finistère 02 98 95 42 22 ; GDS 35 : 02 23 48 26 00 ;
GDS Morbihan 02 97 63 09 09

 

Le réseau sentinelle densifié

Le dispositif de sondage sérologique est densifié dans la zone réglementée. Ainsi dans la zone indemne le quadrillage par unité de 40 Km de côté est maintenu avec pour chaque unité, une fois par mois, un prélèvement sanguin sur un échantillon de 10 cheptels pour 15 animaux par cheptel. Dans la zone réglementée, le quadrillage est ramené à des unités de 20 Km, avec un prélèvement tous les 15 jours dans 6 cheptels pour 10 animaux par cheptel. Les prélèvements et les analyses sont pris en charge par l’Etat et les GDS bretons apportent une compensation aux éleveurs concernés.

 

  FCO en Bref

- Les principaux signes qui doivent alerter les éleveurs sont : la fièvre (un cas sur deux), le gonflement et la congestion au niveau de la tête, les écoulements du nez et de la bouche, les ulcérations de la mamelle, les gonflements des pieds et les boiteries.
-le virus n’affecte pas l’homme
- Le virus se transmet par piqûre d’un moucheron depuis un animal contaminé vers un animal sain. Pas de contamination directe de bovin à bovin.
- Les produits (lait et viande) restent commercialisables

 

Des mesures préventives

Difficile voire impossible, comme le montrent les chiffres de sa progression chaque semaine, de lutter contre l'arrivée de la maladie si ce n'est en comptant sur les vents contraires. À l'échelle de l'exploitation, des mesures de bon sens s'imposent en préventif. Les animaux atteints de FCO s'avérant plus vulnérables aux autres maladies, il faut avant tout veiller à leur bonne alimentation pour parer à ce second risque : rations équilibrées, apports de vitamines, minéraux, oligoéléments, etc. Le déparasitage est également important. Par ailleurs, dans les zones déjà contaminées du Nord et de l'Est de la France, des risques d'infécondité ont été constatés sur les taureaux atteints de FCO. Une stratégie de reproduction misant davantage sur l'IA pourrait donc être pertinente. 

 

Légende : Les mêmes dispositions pour les mouvements d’animaux s’appliquent dans les zones hachurées bleue et la zone en jaune. 


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Date de l'article : semaine du N° du 7 au 14 Décembre 2007
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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