
La mécanisation progressive des élevages a largement contribué à alléger la pénibilité du travail des producteurs de lait ces dernières décennies. Les éleveurs de longue expérience savent mieux que quiconque le confort apporté par les machines à traire, les désileuses et autres chargeurs.
Aujourd'hui, l'adaptation de l'électronique et l'informatique à l'élevage bovin ouvre de nouvelles perspectives en matière d'amélioration des conditions de travail. Il est dorénavant possible d'alimenter son troupeau avec un ordinateur. De suivre la traite des vaches tout en étant à la plage. De surveiller les chaleurs de son salon. De trier ses vaches avec son téléphone portable.
Un des principaux freins au développement de ces technologies reste, bien entendu, la capacité financière des entreprises. Dans le contexte actuel, les gains de productivité permis par ces nouveaux équipements ne justifient pas toujours l'investissement. Reste que, pour des "raisons de qualité de vie" des éleveurs, qui ont les moyens, dérogent aux règles économiques classiques au motif que leur "qualité de vie n'a pas de prix". Gageons que l'augmentation actuelle du prix du lait, doublée d'une volonté affichée des jeunes générations de se libérer des astreintes de l'élevage laitier, dopera encore leur développement demain.
Mais le tout automatique n'est pas systématique. Des solutions simples et astucieuses, permettant à peu de frais de soulager le quotidien des éleveurs, ont encore un grand avenir devant elles. Aménagement de chemins, disposition du parcellaire, organisation des circuits des animaux, etc. sont autant de solutions qui ne coûtent pas cher et qui peuvent "rapporter gros".
Didier Le Du