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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Légumes | Article n°7864 |
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LEGUMES / Des échos peu rassurants : OCM : vers une réforme en 2008 ?
 

D ans le cadre de la réforme de l'OCM, le ministère a annoncé son intention de réformer l'organisation du secteur des fruits et légumes, tant au niveau économique que technique. Il veut, pour des mesures de prévention et de gestion des crises, reconnaître des Associations d'organisa-tions de producteurs par produits (AOP Nationales). Côté politique, la FRSEA Bretagne s'inquiète de la tournure que prennent les réflexions. Le syndicat indique dans un communiqué que "si les comités de bassin ne sont plus à l'avenir reconnus comme rouage indispensable dans l'organisation économique des producteurs, c'est la désorganisation certaine de régions organisées qui, au travers de leur ancrage territorial fort, ont apporté la preuve de leur efficacité dans la gestion de marché et la prévention des crises". Pour Thierry Merret, le président de la section légumes de la FRSEA, l'ancrage territorial des Organisations de producteurs (OP) doit primer. "Le cas échéant, nous allons perdre en réactivité. C'est préoccupant".
Sur le terrain, les annonces de réformes sont aussi jugées inquiétantes. "Pour le moment, il n’y a rien d’officiel, explique Yvon Auffret, le directeur du Cerafel, l’Association des Organisations de Producteurs en Bretagne. Il n'y a encore rien d'écrit et un audit des OP dans les différentes régions françaises est en cours".
Une gestion de crise nationale ne peut pas être opérationnelle
L'audit du Cerafel aura duré une heure et demie. "Nous sommes pour une action proche du terrain, cadre Yvon Auffret. On pense que le niveau national ne peut pas être opérationnel sur des produits aussi sensibles que les fruits et légumes, et qui nécessitent vraiment un côté opérationnel, une réactivité, une homogénéité des OP et une confiance entre les gens. Si on éloigne les centres de décisions de la base, nous allons vers des schémas interprofessionnels, capables de mettre en place des actions de promotion, mais qui ne fonctionnent pas sur des schémas de crise. Dans ces situations, c'est au jour le jour qu’il faut réagir. C'est une évidence".
Concrètement, dans l'état actuel des choses, comment va se traduire l'OCM pour la production de choux-fleurs en Bretagne par temps de crise ? "Auparavant, l'indemnité communautaire de retrait (ICR), financée par Bruxel-les, atteignait 0,147 centime pour un chou-fleur invendu, avec un plafonnement des invendus à 10% des quantités mises en marché. Depuis deux ans, nous avons réalisé très peu de retraits (253 000 en 2005 et 305 000 euros en 2006 d’indemnisation communautaire). En 2004, une année de crise extrême causée par un télescopage de l'offre, l'indemnité perçue par les organisations de  producteurs a atteint 3 000 000 d'euros. Avec la nouvelle OCM (ICR de 0,072 et plafonnement des quantités à 5%), nous aurions eu un droit de tirage de 600 000 euros.  Pour une OCM censée apporter des changements en matière de  prévention et de gestion de crises, il y a encore une marge".

Bertrand Caro

 

Les cinq mesures

À première vue, les mesures de gestion de crises proposées dans l'OCM paraissent fragiles. Il y en a cinq : le retrait, la récolte en vert (ou la non – récolte), la communication de crise, la formation individuelle des producteurs, l'assurance récolte et la prise en charge des frais de fonctionnement d'un fond de mutualisation .



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Date de l'article : semaine du N° du 23 au 30 Novembre 2007
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Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





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