
La FNPL compte lancer la démarche à laquelle réfléchit la filière des fruits et légumes depuis plusieurs mois, entre autres au sein d’Interfel, l’interprofession. « Nous ne sommes plus à l’heure des pleurs, mais des projets », a déclaré Angélique Delahaye, présidente de la FNPL, le 8 novembre dans une conférence de presse.
Comme le saumon de Norvège
Valoriser l’origine « France » consiste à créer une sorte de labellisation au contenu qualitatif, social et environnemental de la production française de légumes, a-t-elle expliqué. Ce genre de reconnaissance existe : « Regardez le saumon de Norvège ».Il faut un étiquetage qui fasse nettement apparaître ces spécificités françaises, traçabilité à l’appui. Si l’emballage du produit fait figurer le nom et les coordonnées du producteur, c’est mieux. Il est préférable de communiquer sur le métier et ceux qui en vivent que sur les produits, plus neutres pour les consommateurs. « Il est important d’identifier le producteur qui est derrière le produit », a détaillé Angélique Delahaye.Certes, la mention « origine France » interdit un financement des promotions sur ce thème par Bruxelles, « eh bien nous payerons nous-mêmes ».
Les aspirations des consommateurs vont déjà dans le sens d’une reconnaissance de ces critères, selon les dirigeants de l’orga-
nisation. La plupart des enseignes de distribution mettent en avant des produits locaux, dans de nombreuses régions. « Les magasins en ont besoin pour leur propre image de marque ».
Aux sceptiques, Angélique Delahaye répond que plusieurs projets de ce type ont été menés avec succès et sont connus nationalement : Savéol pour la tomate, Perle du Nord pour l’endive, Maraîchers de tradition pour les légumes locaux produits en ceintures vertes et vendus en circuits courts.
Le ministre de l’Agri-
culture etait attendu le 15 novembre en fin d’après-midi. Concernant l’énergie, Angélique Delahaye demande deux mesures pour les serristes. D’une part le remboursement des taxes sur le fioul et le gaz. D’autre part l’allongement de la période d’achat d’électricité par EDF aux exploitations qui font de la co-génération (électricité et chaleur). Jusque là, la période d’achat est de cinq mois par an. La période souhaitée est 12 mois sur 12. Pour les substitutions d’énergies, les serristes devraient s’équiper rapidement en pompes à chaleur, avec des co-financements du second pilier de la Pac (développement rural).
Légende : “Il est important d’identifier le producteur qui est derrière le produit”