Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Ovins | Article n°7818 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
OVINS / La fièvre catarrhale progresse : Des mesures préventives antiparasitaires
 

L a Fièvre Catarrhale Ovine est une maladie virale grave qui n’affecte que les ruminants. Elle est transmise par des moucherons piqueurs (de type culicoïde) qui véhiculent le virus responsable d’un animal infecté vers un animal sain. Il n’existe aucun traitement spécifique. Un vaccin, en cours d’élaboration, serait disponible, au mieux, mi-2008.
Chez les ovins, la maladie se traduit par de fortes fièvres, des gonflements en particulier au niveau de la tête, des écoulements nasaux et des salivations excessives, des boiteries, amaigrissements et raideurs. Les animaux infectés ne sont pas tous malades mais le taux de mortalité des adultes est élevé : 10 % en moyenne avec des écarts de 2 à 30 %. Ce taux est d’autant plus faible que les animaux présentent un état de santé satisfaisant et que les traitements pour les soulager sont rapidement administrés (antibiotique et anti-inflammatoire). Par contre, les élevages ovins touchés par la fièvre catarrhale subissent des contre performances liées à l’état de santé des animaux : avortements, infertilité des mâles, baisse de production laitière….

Traiter le troupeau en préventif

On observe que la désinsectisation des animaux limite la mortalité et les symptômes. L'ensemble du troupeau doit être traité, y compris les bovins dans les élevages mixtes. On dispose à ce jour du Butox® qui détient seul une AMM pour les indications « Ovins » et « mouches ». Avec une dose de 10 ml / animal (Pour on) la durée de protection est de 8 à 10 semaines pour un coût de 0,4 à 0,5 euro. Par pulvérisation ou baignade, le coût peut être ramené à 0,1 - 0,2 euro / animal.
Si l’efficacité du traitement des animaux contre le moucheron avec les antiparasitaires aujourd’hui disponibles n’a pas été scientifiquement prouvée, un certain nombre d’éléments incitent fortement à traiter systématiquement les animaux. A partir des expériences  des éleveurs et de leurs vétérinaires, on constate que la désinsectisation diminue la mortalité et le nombre d’animaux malades. Des études ont montré l’efficacité des antiparasitaires, notamment de la deltaméthrine sur des moucherons du même type pour d’autres espèces animales.

Quel antiparasitaire et quelle fréquence ?

Aucun insecticide ne possède d’indications spécifiques contre les moucherons incriminés. Le choix doit se porter sur les antiparasitaires possédant les deux indications « mouches » et « ovins ». C’est l’effet insecticide qui est recherché et non l’effet répulsif, très peu rémanent. Les pyréthrinoïdes ont des effets rapides. Les insectes sont tués au contact de la peau de l’animal avant même qu’ils n’aient pu piquer. Il importe donc que le produit ait parfaitement diffusé sur l’animal. Pour une application en Pour On, on prendra bien soin d’écarter la laine lors du traitement. En pulvérisation, l’animal doit être aspergé sur l’ensemble du corps, y compris la tête. Dans tous les cas, il est important de bien respecter les posologies : ni sous dosage, ni surdosage !
Les animaux de boucherie peuvent être désinsectisés, au moins 15 jours avant la commercialisation. Ceci pour tenir compte des contraintes du cahier des charges lorsqu’ils sont produits sous signe officiel de qualité. Dans tous les cas, le traitement doit être enregistré dans le carnet sanitaire.
D’autres produits à base de pyréthroïdes tels que la Versatrine ® et l’Acadrex® bénéficiant d’une AMM pour les mouches (uniquement bovins) peuvent également être utilisés uniquement sur prescription vétérinaire.

Traiter les bâtiments d’élevage

L’impact de la  maladie est lié à la quantité de virus inoculée. Ces insectes sévissent aussi dans les bâtiments. C’est pourquoi les opérations préventives de désinsectisation de l’intérieur et de l’extérieur des bâtiments (portes, ouvertures latérales…). sont fortement recommandées. Les véhicules de transport et matériel d’élevage sont également à traiter. Cela reste par contre inutile pour les sols et les litières. De nombreux insecticides sont disponibles, mais attention, la plupart ne peuvent pas être utilisés en présence des animaux

"Bichonner" les béliers

Les béliers semblent particulièrement sensibles à cette maladie. Le taux de mortalité observé est nettement supérieur à celui des femelles. D’autre part, le risque d’infertilité est élevé. On pourra rentrer les béliers en bergerie à la fin des luttes afin de limiter les risques, de faciliter la surveillance et les soins éventuels. En cas de fièvre catarrhale déclarée, il ne faut pas hésiter à avoir recours à l’insémination plutôt que de prendre le risque d’utiliser des béliers qui n’auraient pas leurs pleines capacités de reproduction. Les Centres d’Insémination contrôlent tous leurs béliers et garantissent des semences saines.

Groupe Santé du CIIRPO

 Légende : Les conditions climatiques ont favorisé les strongles et la grande douve. D'où l'intérêt d'être vigilant car des animaux en bon état se défendent mieux contre le virus. 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 9 au 16 Novembre 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)