
En plus de piéger les nitrates, les couverts végétaux, selon les espèces, peuvent être valorisés par les animaux. Ce qui n'est pas négligeable cette année, compte tenu du déficit des stocks engrangés depuis juin dernier.
Le pâturage des couverts permet en effet de diminuer la quantité de fourrage stocké et d'améliorer l'efficacité de la ration totale par "l'apport de vert". On estime qu'en laitières, un hectare de RGI valorisé après céréales permet d'économiser 0,3 à 0,5 ha de maïs ensilage. Le rendement d'un RGI après céréales varie de 3 à 4 t de MS/ha, mais on ne doit pas être tenté de trop prolonger le pâturage de cette dérobée pour ne pas pénaliser la culture de maïs qui va suivre.
Un RGI, seigle ou avoine, vaut 1 UF, 130 PDIN et 110 PDIE. Pour les vaches laitières, un pâturage équivalent à 5 kg de MS/j permet d'envisager une diminution de l'ordre d'un kg de concentré. Reste que la consommation dépend du temps de pâturage qui lui-même dépend des conditions climatiques même si le piétinement d'un couvert n'est pas un handicap aussi important que pour une prairie pérenne.
Pour les génisses pleines, un RGI peut couvrir 100 % des besoins, même s'il est conseillé de prévoir un lest en complément : foin ou très bonne paille. Ne pas oublier un apport de minéral, sous forme de pierre à lécher.
Légende : Un semis de RGI sous couvert de maïs permet d'espérer une production de 1 à 2 t de MS/ha valorisable en fin d'hiver par les animaux.