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SANITAIRE / La rentrée à l'étable : Un traitement anti-parasitaire peut s'imposer
 

En ce qui concerne les strongles digestifs, le traitement se raisonne en fonction de l’âge des animaux, de la conduite de pâturage, des éventuels traitements antérieurs et de la météo. Cette dernière a été particulièrement favorable au développement et à la survie des larves de strongles dans les pâtures (pas de sècheresse estivale mortelle pour les larves) et le risque parasitaire est plus important cette année. La plupart des jeunes bovins au pâturage ont avalé des larves de vers avec l'herbe toute la saison.

Dans quels cas peut-on alors se dispenser de traiter ?
- les jeunes bovins mis à   l’herbe pour la première année n'ont pas une immunité suffisante pour se protéger : il faut généralement les traiter (cf. tableau ci-dessous).
- les bovins qui sont à leur 2ème saison de pâturage et les vaches adultes ont une immunité qui les protège. Il n'est pas nécessaire de les traiter systématiquement.
Avec le tableau A, prendre sa 1ère décision.

Si le traitement s’avère nécessaire, dois-je rentrer mes animaux immédiatement après ?
- Oui, s’il s’agit d’un médicament de la famille des Benzimidazoles (ex Panacur®, Oxfénil®, Synanthic® Rintal®, Valbazen Bovin®… etc). L’action est immédiate mais ne dure pas. Les animaux peuvent se recontaminer ensuite. Attention, le traitement récent au Lévamisole n’est pas suffisant car il n’est pas actif contre les larves qui s’installeront alors dans l’estomac ou l’intestin des animaux pour passer       l’hiver.
- Non, il est possible de faire dans le mois s’il s’agit d’un Endectocide (Cydectine ®, Dectomax®, Ivomec®, Cevamec®, Ivermectine Eco®, Magamectine®, Virbamec®, Pouromec®…etc). L’action est immédiate et se poursuit encore 5 semaines environ (c’est l’effet de la rémanence).

Le choix d’un Endectocide, à priori plus cher qu’un Benzimidazole, pour traiter les vers peut se justifier si l’on souhaite agir en plus sur les parasites externes des animaux. En effet, la période de stabulation est favorable à la contagion des poux et gales (densité plus élevée des animaux et milieu de vie restreint). Si l’éleveur souhaite profiter du traitement strongles pour prévenir les parasites externes alors il est préférable de traiter à la rentrée à l’étable. Là encore, toutes les Avermectines ne traitent pas tous les types de poux ou de gales. Demander conseil à son vétérinaire.

En ce qui concerne le risque douve, l’absence d’information issue de l’abattoir ne signifie pas un risque absent. En Bretagne, en novembre 2006, les GDS ont fait analyser 2179 laits de tank : 16% étaient positifs et signalaient donc la présence du parasite dans vos pâtures. Les analyses 2007 sont actuellement en cours. Vous pouvez vous inscrire toute l’année auprès de votre GDS pour bénéficier de ce service.

En cas de problème de douve chez les vaches en lactation le choix est restreint sur le produit à utiliser : seul l’oxyclozanide est autorisé (ex, Zanil ®, Douvistome ®…, délai d’attente nul dans le lait). Or ce produit n’est actif que sur les adultes. En saison de pâture, les formes larvaires sont majoritaires contrairement à l’automne où se sont les formes adultes qui deviennent prépondérantes. Le traitement de la vache laitière à ce moment est donc le plus opportun. On recommande deux traitements à 6 semaines d’intervalle (mi-novembre + fin décembre). Pour les génisses, on préfèrera un produit adulticide + larvicide, autorisé chez ces animaux, qui limitera les conséquences pathologiques de la migration larvaire du parasite notamment au niveau du foie (cf tableau B).

Le traitement chimique doit être accompagné d’une lutte agronomique. Si possible, il faut clôturer les zones naturellement humides (mares, cours d’eau, fossés…etc.). Ces zones sont en effet le lieu de vie de la limnée, ce petit mollusque semi-aquatique qui sert d’hôte intermédiaire indispensable au cycle et à la survie de la douve dans les pâtures.
Le mieux est de contacter son technicien GDS ou son vétérinaire afin qu’il identifie un risque ou non (examen des animaux et des pâtures, prises de sang, analyse lait de tank).
L'objectif de la maîtrise des parasites est d'obtenir la meilleure croissance au meilleur coût :
- Le logiciel "Parasit'Info" mis à disposition par les GDS est l'outil reconnu pour faire le meilleur choix coût/bénéfice contre les strongles et la douve sur les jeunes animaux.
- Le vétérinaire est le conseiller le plus proche pour vérifier son choix et le compléter si besoin.

GDS de Bretagne

 

Légende : Les conditions météoroligiques passées ont été particulièrement favorables au développement des larves des strongles dans les pâtures. 

 



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Date de l'article : semaine du N° du 2 au 9 Novembre 2007
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