
Tous les agriculteurs s’acquittent annuellement d’une cotisation destinée à financer le fonds de formation des exploitants agricoles, appelé Vivea (ex Fafea). « En moyenne 30 euros par an, et un maximum de 90 euros », précise Erwan Daniel, président du Comité départemental. « Une cotisation qui offre de fait un droit de financement de la formation pour chaque agriculteur ou agricultrice ». Mais, constate le président, dans la réalité seulement 11 % d’entre eux en profitent. Un niveau qui reste donc faible.
Erwan Daniel précise que les formations agréées peuvent être collectives mais également individuelles. Les propositions de formations collectives, la majorité, sont en général déposées par des organismes sur des thèmes techniques dans les productions animales ou végétales, ou plus économique sur l’approche globale et la gestion de l’exploitation. Les formations individuelles sont possibles, par exemple pour des bilans de compétences, ou la Valorisation d’acquis d’expérience (VAE). A noter que tout agriculteur peut aussi se raccrocher à une formation spécifique hors de son secteur en consultant le site internet de Vivea.
Mieux répondre aux attentes
La panoplie des formations proposées par les différentes structures (organisations professionnelles à vocation générale ou économique) est très large. « Mais beaucoup de projets n’aboutissent pas faute de candidats ». Une situation regrettable. La volonté du comité est donc d’inverser la tendance en incitant les agriculteurs et agricultrices à être les initiateurs des programmes de formation. « Les initiatives des petits groupes locaux peuvent aussi être prises en compte. Nous souhaitons donc que les projets viennent du terrain, et que les agriculteurs deviennent réellement acteurs des propositions de formations». À partir d’une démarche locale, ils peuvent s’approcher d’un organisme de formation qui les accompagnera dans la finalisation de leur dossier.
Le rôle du comité départemental qui rassemble l’ensemble des organisations agricoles avec des représentants de toutes tendances est à la fois d’agréer des dossiers et de définir des priorités. « Cela nous permet par exemple de mieux accompagner les projets qui développent des formations autour de l’autonomie de l’exploitation ou des changements de systèmes ». L’intérêt est de mieux répondre aux attentes. Et se traduit par une augmentation de la participation financière du fonds de formation sur ces projets rentrant dans les priorités professionnelles.
Au-delà du rôle d’orientation politique assuré par les comités départementaux, la structure Vivea est également là pour accompagner les porteurs de projets dans le montage des dossiers. Cécile Delin, conseillère, assure cette fonction pour les départements du Finistère et des Côtes d’Armor.
Pierre Dénès
Photo : Erwan Daniel, président du Comité Vivea 22