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Créé en fin 2005, agréé à la mi 2006, le groupement d’employeurs départemental Terraliance a effectivement démarré fin 2006 après l’embauche d’un chargé de développement, Mickaël Alexandre. Dès lors a débuté tout un travail d’entretiens avec des agriculteurs qui avaient marqué un intérêt pour cette formule d’emploi à temps partagé.
Souvent le seul salariéEn l’espace d’un peu moins d’un an, 109 entretiens ont ainsi été menés. 28 sont considérés comme non aboutis pour différentes raisons : la demande était simplement informative, le coût est vite apparu comme un frein, l’embauche a pu se réaliser en direct. 54 demandes sont en cours. 27 sont satisfaites, c’est-à-dire que le groupe est constitué et le salarié trouvé. Parmi ces 27 adhérents de Terralliance, 21 sont des producteurs de porcs et 6 des éleveurs de bovins. Avec des structures moyennes de 175 truies NE pour les porcins, et des quotas de 300 000 litres pour les laitiers, le salarié du Groupement d’employeurs est le plus souvent le seul salarié des exploitations concernées. Du côté des salariés, pour satisfaire à ces demandes, 16 salariés ont été embauchés à partir de plus de 130 candidatures reçues au travers des ANPE, de la bourse de l’emploi ou ayant répondu à une annonce presse. Pour des raisons diverses, 3 sont partis vers d’autres horizons. Au final à la mi-septembre 2007, il y a avait donc 13 emplois de créés par Terralliance.
Un groupe se construitUne expérience d’une année qui permet déjà de tirer quelques enseignements. Ainsi explique Mickaël Alexandre, «les conditions de la réussite sont une réflexion préalable des éleveurs et une étude précise en terme de besoins, de profil du salarié recherché, de la motivation. Les exploitants concernés doivent aussi se sentir concernés dans la constitution du groupe ». En clair un groupe ne se décrète pas, il se construit. Le chargé de développement met aussi en évidence, les nécessaires bonnes relations entre exploitants, entre tous les exploitants et le salarié, une bonne communication pour le passage des consignes … De cette première année ressort aussi quelques difficultés à constituer des groupes, dans un périmètre suffisamment restreint, la mobilité pas toujours évidente des salariés qui ne peuvent ou qui ne veulent pas quitter leur territoire.
Pierre Dénès
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