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Les sujets de rentrée syndicale ne manquent pas : Bassins versants contentieux, prix du lait et réforme de la PAC, hausses des matières premières et crise des productions animales, Grenelle de l’environnement …
1 - Bv contentieuxSi la Confédération Paysanne se réjouit que l’Union européenne ait pris le temps de regarder de près le dossier de la qualité de l’eau en Bretagne, elle est beaucoup plus réservée sur les conséquences des mesures qui ont été adoptées. « Les grands dangers, ce sont l’accélération des départs, le découragement des petites exploitations, la concentration des ateliers », expliquent les responsables. Leur crainte est notamment fondée sur le fait que pour se mettre aux nouvelles normes des 140 ou 160 unités d’azote, des plans d’épandages risquent d’être remis en question. Et la spéculation foncière déjà forte peut s’accentuer sur certains secteurs sensibles. « Nous regrettons aussi que des diagnostics aient pu être confiés aux organisations économiques qui vont être tentés de proposer à certains la cessation d’activité comme seule solution ».
2 - Prix du lait« Bien sûr nous sommes satisfaits du relèvement annoncé de 58 euros par 1000 litres pour le 4e trimestre, mais pour autant il ne faut céder à l’euphorie des chiffres. Si l’on se compare à 2001, ADL comprise, l’augmentation du prix n’est que de 7 euros/1000 litres. Sur 6 ans, cela ne couvre pas l’augmentation des charges ». La Confédération est d’autant plus inquiète que ces annonces se conjuguent avec un fort vent de libéralisation des quotas en Europe. « La situation actuelle est liée à des baisses de production un peu partout dans le monde, ce qui entraîne un rapport effectivement favorable entre l’offre et la demande. De là à se précipiter pour une augmentation des quotas, nous restons très prudents, car plus de volume peut rapidement se traduire par une nouvelle baisse des prix ». Le syndicat estime en outre que cela risque aussi d’aboutir à la suppression de tous les outils de gestion des marchés qui demeurent indispensables. En clair, il n’y a aucune urgence à prendre de mesures dont les conséquences sont incertaines et pourraient replonger les marchés dans un marasme dont ils sortent à peine.
3 - Prix des matières premièresL’explosion du prix de matières premières constitue également une préoccupation. « Les raisons sont connues, situation climatique dans certaines régions du monde, part croissante des terres destinées à la production de biocarburants. Mais à un moment il faudra choisir entre nourrir la population ou alimenter les 4X4 », dénoncent les responsables. Ils remettent en cause la spéculation qui s’exerce sur le marché des céréales. Et s’interrogent sur le niveau des aides accordées. « Va t-on continuer à donner le même niveau d’aides sans se soucier du marché ? ». Ils plaident pour une adaptation des aides publiques en fonction des prix. Rappelant leur volonté maintes fois affichée d’un modulation plus forte, ils réfutent une politique agricole uniquement tirée par les marchés.
Quant aux conséquences pour l’élevage et notamment sur la production porcine, la Confédération demande la révision de la grille de poids, des aides au stockage. Et dénonce l’inefficacité d’Inaporc, interprofession dont elle est exclue.
4 - Grenelle de l’environnementSur ce dossier, l’aspect OGM retient toute l’attention de la Confédération, satisfaite de la position exprimée il y a quelques jours par le ministre de l’écologie Jean-Louis Borloo. Il a laissé entendre qu’un moratoire sur le sujet pourrait être adopté en s’appuyant sur le manque d’éléments quant à l’innocuité des productions OGM et sur la dissémination. (Ndlr : depuis il a fait marche arrière en déclarant que c’est le président de la République qui déciderait !!!). Craignant la puissance des lobbies des semenciers et céréaliers, elle réaffirme sa ferme opposition aux cultures OGM et demeure persuadée que « dans leur grande majorité les agriculteurs quel que soit leur appartenance y sont opposés ».
Pierre Dénès
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