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Dans la campagne
en cours, la baisse des premiers acomptes céréales n’a pas réjoui les
agriculteurs. Ce serait la conséquence d’un marché perturbé notamment par
les difficultés d’exportation. Le contexte économique n’est guère
favorable dans les productions animales (porcs, volailles...) d’où la
nécessité pour les productions céréalières de dégager un minimum de
revenu. Un souhait d’autant plus justifié que les surfaces des
exploitations s’agrandissent et que les cultures représentent une part non
négligeable du produit pour beaucoup d’agriculteurs.
Du côté de Bruxelles, l’horizon ne semble pas s’éclaicir. La Commission
voudrait qu’en moins de 16 mois (d’ici 2004) l’ensemble des producteurs
européens réussissent à trouver la solution miracle pour sauvegarder leur
revenu en produisant, dans le respect de l’environnement, des aliments de
qualité, dans un contexte ultra-libéral. Le délai est court pour prendre
un virage aussi serré.
Dans ce contexte, la maîtrise des charges est plus que jamais d’actualité.
Elle ne doit pas se faire au détriment du rendement qui reste une
composante importante de la rentabilité, les derniers quintaux sont
souvent l’équivalent du revenu.
Par contre, des économies ou des gains de productivité sont possibles à
plusieurs niveaux. Par l’utilisation des déjections animales, voire par
des impasses en fumure phosphatée et potassique. Protection minimale des
semences ou protection renforcée : le choix est à faire en fonction de la
présence de maladies et des risques liés aux parcelles. Les nouvelles
variétés offrent en général un potentiel de rendement supérieur. Il est
intéressant de bénéficier de ce progrès génétique tout en conservant un
panel de variétés sûres afin de limiter les risques et en retenant comme
critères de choix, la régularité de rendement, la résistance à la verse et
aux maladies, le poids spécifique...
Les conditions économiques et parfois climatiques exigent une adaptation
permanente. Contrairement à ce qui a pu se faire dans le passé, le
raisonnement de la fertilisation, des pratiques culturales, du désherbage
et de la lutte contre les maladies doit se faire à la parcelle. Il faut
viser l’optimum économique en ayant le meilleur compromis entre rendement
et charges. A toutes les étapes, il existe un panel de solutions
permettant à chacun de concilier au mieux ses objectifs. L’agriculteur a
les clés en mains pour rechercher le meilleur compromis car il connaît
bien les contraintes de son exploitation. C’est tout l’intérêt du métier.
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