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L'année 2007 a été mauvaise, un faux-pas qui nous montre que le colza est une culture pointue, qui nécessite un suivi, à des périodes clés, pour atteindre un rendement objectif de 40 q/ha", explique Jean-Jacques Baudet, du Cétiom. En Bretagne, les surfaces avaient progressé (47 000 ha) mais les rendements n'ont pas été au rendez-vous : en moyenne de 27 à 28 q/ha avec des écarts allant de 10 à 40 q/ha. C'est la deuxième année consécutive où les rendements déçoivent.
Attaques de sclérotiniaAprès un début de cycle correct, les parcelles ont été attaquées par le sclérotinia. Une parcelle sur deux n'a pas été traitée ou traitée avec un fongicide de base. "On a constaté des écarts de 15q/ha, entre les parcelles traitées avec un fongicide composé de boscalid (Pictor pro) et celles traitées avec un fongicide moins performant. Les conditions climatiques ont perturbé la fin de cycle, avec la présence d'alternaria dans certaines parcelles, le PMG (poids de mille grains) souhaité n'a pas été atteint". Comment vont évoluer les surfaces de colza de la campagne 2007-2008 ? La déception sur les rendements risque de réduire les surfaces, peut être de 25 à 30 %, en Bretagne. Il subsiste en effet quelques incertitudes : Quels prix pour le colza, alors que ceux du blé s'envolent ? Que deviendront les jachères ? (près de la moitié des surfaces bretonnes de colza correspondait à des jachères énergétiques).
Approvisionnement des usinesSelon les premières estimations, la surface française devrait baisser de 100 à 150 000 ha sur un total de 1,55 million d'hectares. Jusqu'à présent la France était exportatrice, il n'y a donc pas d'inquiétude pour la campagne 2008. Mais, on peut espérer que cette baisse n'est qu'un faux pas dans une tendance haussière. Dès 2008, les mises en route de l'usine de Montoir (production de Diester à partir de colza et tournesol) et de celle du Mériot (uniquement colza), nécessiteront un approvisionnement régulier en graines.
Un suivi régulierLa campagne 2007 montre aussi que la culture du colza exige un suivi. Même si certains risques, (comme le sclérotinia), n'ont pas une fréquence élevée, il vaut mieux bien positionner un insecticide à l'automne, un autre au printemps et, au minimum, un fongicide à la floraison. Des outils d'aide à la décision existent (Pro Plant pour les insectes) ou sont en cours de mise au point (sclérotinia), pour ajuster au mieux les traitements.
Patrick Bégos
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