
En Bretagne, le diagnostic des pulvérisateurs est reconnu et encouragé par toutes les instances dans le cadre des programmes d'action bassins versant, des cahiers des charges (Agri-confiance, Eurep-Gap, Charte phytosanitaire…) ainsi que pour la qualification des exploitations au titre de l'agriculture raisonnée. Un pulvérisateur bien équipé et bien réglé est un atout important dans les efforts actuels de maîtrise des pollutions.
Objectif de 2 500 réalisations
Le Crodip Bretagne vient de lancer la nouvelle campagne de diagnostics, il s'est fixé un objectif de 2 500 réalisations. Vingt-quatre organismes de distribution (coopératives et négoces) se sont engagés à mettre en place sur leur site des opérations de diagnostic. La répartition des dépôts dans l'ensemble de la région permet à chaque exploitant d'avoir un point de contrôle à proximité de son exploitation. 80 % des diagnostics bretons sont réalisés dans les sites mis à disposition par les coopératives et négoces.
Le réseau Crodip regroupe dorénavant 64 structures agréées (plus de 70 agents) pour réaliser ces diagnostics. À la fin de chaque contrôle, un bilan est remis à l'exploitant. Si le pulvérisateur est en bon état, ou si les réparations éventuelles sont faites sur place, la pastille verte "Pulvé certifié", est apposée sur l'appareil. S'il n'y a pas de réparation immédiate, l'exploitant a 2 mois pour remettre en état son appareil. Au-delà de ce délai, il n'aura pas la pastille verte.
Une aide du Conseil régional
Pour une rampe de moins de 18 m, le coût est de 105 euros HT et de 112 euros HT au-delà. Chaque exploitant breton peut prétendre à une aide de 50 euros du Conseil régional, une fois par an, pour un contrôle réalisé par un agent agréé Crodip. Dorénavant cette aide est adressée directement aux exploitants par le Crodip.
Une attestation, signée du Crodip et de la Corpep, est remise pour tout pulvérisateur certifié. Ce document est une pièce justificative qui peut être présentée dans le cadre des démarches qualité, des CTE, CAD, agriculture raisonnée…
Contrôle obligatoire en 2009
La loi sur l'eau de décembre 2006, instaure, à partir du 1er janvier 2009, un contrôle obligatoire des pulvérisateurs, tous les 5 ans. Sont visés tous les matériels équipés de plus d'une sortie de bouillie, de capacité au moins égale à 20 litres. Il est probable (projet du ministère) que les contrôles volontaires réalisés avant 2009 soient valables 5 ans. Tous les pulvérisateurs (milieu agricole et non-agricole collectivités, pépiniéristes…) seraient concernés par cette loi. Ce contrôle obligatoire doublerait le nombre de diagnostics par rapport à aujourd'hui (5 000 au lieu de 2 500).
Patrick Bégos
Photo : Le diagnostic a pour objectif de contrôler le fonctionnement de tous les organes de l'appareil, de la pompe jusqu'aux buses.