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Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°7689 |
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Porc / Le parc bâtiment vieillit - Un besoin d'investissement conséquent
 
Beaucoup de porcheries existantes ont été construites dans les années 1970. Elles n'étaient pas faites pour durer si longtemps" déclare Christine Roguet de l'Ifip. Cette situation explique, selon elle, la stagnation des performances d'engraissement depuis une dizaine d'année. "L'absence de constructions suffisantes et la densité accrue dans les bâtiments a un effet négatif sur le sanitaire". Le GMQ et l'indice de consommation stagnent depuis quelques années malgré l'augmentation du potentiel génétique constaté en élevages de sélection.
Ce constat est particulièrement vrai en Bretagne, région française où le parc est le plus ancien. Le développement récent de la production porcine dans les pays de la Loire et en Basse-Normandie se traduit par une proportion plus élevée de bâtiments de moins de 10 ans.

Un manque de places de post-sevrage et d'engraissement

"Le parc vieillit. Il est néanmoins entretenu. Le problème concerne surtout le nombre de places qui n'a pas suivi l'augmentation de la productivité". L'Ifip considère que 30% des élevages manquent de places en post-sevrage et 17% en engraissement. Concernant les mises aux normes bien être, 20% seulement des gestantes confirmées sont en groupe actuellement. Elles devront l'être en totalité dès 2013. "Entre 1990 et aujourd'hui, les investissements annuels ramenés à la truie ont été divisés par deux. De plus, la part des investissements improductifs, mises aux normes ou achats de droits à produire, n'a cessé de croître. La part consacrée à l'amélioration des équipements est d'autant moindre". De 450 euros en 1990, les investissements annuels sont passés à 220 euros par truie actuellement en France. Dans les Côtes d'Armor, le constat est encore plus éloquent. Sur les mêmes périodes l'investissement à la truie est passé de 500 à 210 euros. Conséquence de cette diminution, le capital d'exploitation et notamment les immobilisations hors foncier ont fortement diminué, de 22% en 10 ans.

Plus de 2,5 milliards d'euros de besoin d'investissement

La rénovation ou la reconstruction à neuf des bâtiments, la mise en conformité avec la réglementation et éventuellement le rapatriement du travail à façon est estimé entre 2,4 à 2,8 milliards d'euros par les experts de l'Ifip. L'enjeu est important. "Une meilleure maîtrise sanitaire a des conséquences économiques favorables. L'attrait du métier dépend des conditions de travail. L'acceptation sociétale de la production porcine sera facilitée par exemple, par des équipements neufs réduisant les odeurs".
Fin 2006, selon les données des centres de gestion, un nombre croissant d'éleveurs français disposait d'une situation financière solide et de la capacité à relancer les investissements. L'augmentation durable du coût de production incitera probablement les éleveurs à différer ces investissements de modernisation. Pour Christine Roguet, le risque est de produire avec un outil de plus en plus amorti, puis de plus en plus usé et obsolète.

Bernard Laurent

Tableau : Les bâtiments en Bretagne sont plus anciens que dans le reste du pays 


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Date de l'article : semaine du N° du 28 Septembre au 5 Octobre 2007
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