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Dégressivité des aides, budget européen rogné au profit d’autres secteurs : ce sont quelques recettes du régime amaigrissant imposé au budget agricole européen. Et tout ceci à quelques mois du « bilan de santé » de la Pac qui procédera à une mise à jour des options prises pour la période 2006 / 2013. C’est dans le cadre de ce « bilan de santé » que Bruxelles veut mettre en place la dégressivité des aides directes en opérant un prélèvement progressif. Avec toujours la même logique : transférer les crédits du premier pilier, les aides directes, vers le deuxième pilier, celui du développement rural, c’est-à-dire entre autres, les mesures agro-environnementales. Plus étonnant, la volonté de financer le système satellites GPS européen Galiléo, concurrent du GPS américain, par un prélèvement sur le budget agricole. Une décision ignorant l’accord obtenu par Jacques Chirac pour ne pas toucher au budget de la Pac jusque 2013. Et le même jour, le Commissaire européen en charge de la santé animale suggérait de ne plus dépenser d’argent public pour aider les exploitations frappées par une épizootie, mais d’inciter les éleveurs à contracter des assurances qui deviendraient obligatoires. Quant à l’étude « prospective 2013 » réalisée par l’Inra, pour le Crédit Agricole et Groupama, elle ne déborde pas d’optimisme pour l’élevage français. En cas de démantèlement de la Pac après 2013, seul un scénario de forte croissance permettrait de créer des conditions bénéfiques pour l’élevage. Et encore, précisent les auteurs, faut-il compter avec l’effet négatif de l’augmentation du prix des céréales. Car la réalité de l’agriculture est là : le bonheur (malgré eux) des céréaliers fait le malheur des éleveurs aujourd’hui et peut-être l’inverse demain. Une réalité qui appelle à la solidarité.
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