
Avec la fin de l'été, le cousin (stipula palusoda) revient en force. Un seul objectif pour cet insecte perché sur ses grandes pattes : pondre des œufs en quantité (300 à 400 par individu).
Deux à trois semaines après la ponte, naissent des petites larves qui se nourrissent d'humus au début. Ensuite, c'est au stade larvaire plus avancé (au printemps) que la tipule va produire le plus de ravages. Avec, lors des hivers doux, des attaques parfois spectaculaires.
Lors des comptages, il n'est pas rare de dénombrer plus de 40 tipules par m2. Les larves viennent en surface la nuit pour ronger les jeunes plantules et se tiennent en profondeur dans le sol le jour.
Pour les jeunes prairies, c'est à l'installation de celles-ci que l'on peut avoir le plus de soucis. Sur prairies installées, c'est surtout les légumineuses qui souffrent des attaques de tipules car les larves sont friandes des feuilles et des stolons. Voir disparaître le trèfle en sortie de printemps n'est pas rare. Il suffit alors de retourner des mottes pour observer la présence de larves.
Un hiver assez froid permet de limiter en partie les populations. Plus anecdotique mais non moins efficace, les oiseaux sont d'excellents prédateurs. Entre autres les étourneaux qui, par nuages entiers, picorent méthodiquement les pâtures en hiver. Comme quoi, on ne peut pas avoir que des défauts…
L'épandage de pyréthrinoïde, très tard en soirée (deux heures après le coucher du soleil) peut résoudre en partie le problème au printemps. Il faut alors pulvériser une quantité abondante de bouillie afin de favoriser le contact avec la larve (4 à 600 l d'eau/ha).
Photo : Avec les premiers jours d'automne qui se profilent, le cousin fait son retour en force.