Actualités agricoles Paysan Breton en Bretagne, Côtes d'Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan
Sommaire | " PRODUCTIONS " | Porcs | Article n°7666 |
Recherchez  dans  Recherchez
Recherche avancéeRecherche avancée
Archives (prochaine parution le 01 juin 2012) Recevoir les articles par mailAlerte email
 
 
Porc / Augmenter les prix à la consommation - Un vœu pieux ?
 
Lors d'une table ronde organisée au Space à l'initiative d'Initia, différents acteurs de la filière se sont exprimés sur la crise actuelle et les moyens d'en sortir. Pour Jo Moal, président d'Initia, l'augmentation du coût des matières premières doit être rapidement répercutée vers le consommateur. "Les éleveurs ne pourront supporter, seuls, la hausse des coûts. Au final, si rien n'est fait, les prix de la viande augmenteront de toute manière pour le consommateur en raison d'une baisse de l'offre consécutive à la disparition d'une partie de la production". Cette répercussion, jugée indispensable par les éleveurs est, dans l'immédiat, impossible selon Jean Claude Commault, directeur de la Cooperl. "L'offre est supérieure à la demande. Tant que ce sera le cas, les prix n'augmenteront malheureusement pas". Les partenaires habituels devront, selon lui, accompagner les éleveurs pendant cette période de crise pour soulager les trésoreries. "D'autres bassins de production souffrent. Il faut passer ce cap".

Un rapport de force favorable à la distribution

"1% à 2% de production en plus ou en moins suffisent à déréguler le marché" déclare Guillaume Roué, président d'Inaporc "Or, nous ne savons pas gérer à 3% de production près". L'élaboration d'un système de couverture des risques se heurte, selon lui, à un problème culturel pour des tenants de la loi du marché. Il insiste sur la responsabilité de la coopération. "95% des acteurs de la production et 55% de l'abattage sont réunis en coopératives. Elles ont donc un rôle à jouer". Il regrette la faiblesse des fournisseurs face à la distribution."Le rapport de force n'est pas en notre faveur face à des gens qui, de plus, sont des alliés du pouvoir". Guillaume Roué demande, par ailleurs, aux pouvoirs publics de lever l'interdiction d'incorporation de matières grasses animales dans les aliments composés et de ne pas abdiquer à l'OMC sur les restitutions.
Représentant des pouvoirs publics, Yves Berger, directeur de l'Office de l'Elevage demande à l'interprofession de réfléchir à des formes de contractualisation engageants éleveurs et industriels sur une période de 10 à 15 ans. "On ne peut pas garantir complètement un prix de vente du kilo mais de tels mécanismes limiteraient les variations dans une certaine fourchette".
Dans l'immédiat, la production souffre et les meilleures solutions semblent encore celles du marché. Christophe Deschamps, président du collège porcin de Coop de France, demande à l'interprofession de se serrer les coudes et de travailler ensemble. "L'exportation doit être notre cheval de bataille. Nous ne devons pas nous arrêter à l'échec récent avec la Chine et de la commande annulée, de 7000 tonnes de viande ". Il faut, selon lui, poursuivre les efforts et, dans le même temps, alerter les pouvoirs publics sur la nécessité de lutter contre les distorsions de concurrence, d'accepter l'utilisation des graisses animales, d'encourager les restitutions et les stockages privés. "Nous allons, dès à présent, entamer des démarches au niveau européen pour augmenter les prix à la vente".

Bernard Laurent

Légende photo : La répercussion de la hausse de l’aliment sur le prix de vente est rendue encore plus difficile car actuellement, l’offre est supérieure à la demande. 


Retour Sommaire
Date de l'article : semaine du N° du 21 au 28 Septembre 2007
Imprimer l'article Imprimer l'article



Les glaces, délices de la ferme de Patricia et gilles





Dossiers Paysan Breton
Chiffres clés de l'agriculture bretonne
Contact
Abonnez-vous à
Paysan Breton
Recherchez une
petite annonce
Déposez une
petite annonce
Déposez une
annonce légale


(+ de 12829 depuis 1997)